9 mai 2011

Allo Maman bobo...

J'ai jamais autant parlé de ma mère, mais encore aujourd'hui c'est à l'ordre du jour et indépendant de ma volonté...
Hier soir, ma soeurette a été la star d'une émission de M6, avec un sujet racoleur digne de confessions intimes dont je suis pourtant fan mais que je trouve beaucoup moins drôle, bizarrement avec un membre de ma famille en guest star.
Je le savais, j'avais été prévenue... une semaine que ma soeurette stresse... Elle avait raison ! 
L'après midi, une copine était à la maison, ça m'a évité d'y penser même si forcément on en a parlé... Comme pour les grands rendez vous d'un sportif, j'ai senti la pression monter  monter monter... Pour ma soeurette forcément l'attente a du être bien pire... Tic tac tic tac... C'est l'heure de l'émission... stress maximal, je sais que ça va pas me plaire... je reçois des textos... des copines qui reconnaissent ma soeur, d'autres ma mère, copines d'enfances.
Moi j'vais pas mentir, j'me suis pris une claque dans la gueule, une grosse, de celles qui raisonnent pendant longtemps ! J'ai revu ma mère ! Des années après ! Uppercut du droit, je regarde la téloche de profil, j'peux pas affronter l'écran en face ! C'est con mais j'ai peur ! Comme si encore à travers l'écran elle pouvait me toucher, me voir... Je ne la regarde pas dans les yeux... Heureusement une copine m'appelle à chaque pub pour prendre la température... ça me réconforte et me détends ! Attention, je ne suis pas triste, j'ai même pas pleuré (ouaip j'suis fière !) j'suis juste anesthésiée...
Comme je l'ai dit plus haut, le sujet est racoleur à mort... Je suis en colère contre la journaliste qui a tiré la bonne pioche en choisissant soeurette... c'était tellement fastoche... avec en prime ma mère dépressive, obèse et sous medoc, dans un appart merdique, digne d'un squat...  OMG. La télé, ton univers impitoyable, je le savais...
L'émission terminée une autre cop' a débarqué... pour boire un dernier verre... lol... Je me rends compte que je suis bien entourée, c'est très fort... Je me suis endormie sans trop de complication après avoir échangé avec mes différentes soeurs dont l'"héroïne" du jour qui forcément ne se reconnais pas, et pire n'assume pas... Faut dire que sur Facebook c'est sa teuf ! Les hyènes sont de sorties... autant je peux comprendre qu'on ne la comprenne pas, autant cet acharnement me révolte et me blesse... Ma mère en prends aussi plein la gueule, c'est justifié... Elle aura tout fait, même sortis les photos de Johnny... 
Ce matin, réveil un peu pénible... le reste de la matinée est catastrophique... les nerfs lâchent indépendamment de ma volonté... je passe les détails mais je suis rentrée chez moi !
Moi / Ma mère, match inégal... elle m'a foutu KO... J'ai beau me croire à l'abri, il suffit d'un regard même à écran interposé pour que je redevienne la merde intégrale qu'elle a fabriqué... Comment faire ?

PS : A mon large public qui me suit...hum hum... c'est à dire aux 4 yeux qui peut être liront ce message... l'émission que je ne veux pas citer est en replay... c'est cadeau, si vous aimez le pathos vous allez vous régaler... 

4 mai 2011

Lady gaga

On est tous différents bien sur, mais aussi comme tout le monde,
Grosso merdo, on se ressemble tous et toutes,
Les journées sont quasi les mêmes, le décor change, le nom du patron aussi mais sinon dans le fond c'est kiff kiff  bourricot pour 90 % de nous, et 100 % pour moi...
D'une banalité affligeante,
Un presque mari, deux enfants, je me lève le matin, je me douche le matin, je déjeune le matin,
je réveille mes enfants le matin, je hurle après leur paresse, leurs retards, je claque des portes tous les matins, je pleure devant mon armoire tout les matins, 
Puis c'est métro boulot cantoch' métro dodo,
sorties avec les copines aussi,
le plus souvent possible...
Weeks à droite à gauche, tranquille à la casbah aussi,
...
???
....
!!!
J'aime ma vie...
Je l'adore,
Je la surkiffe,
...
...

Demain à 8h45 je me fait perfuser le bras pour vérifier qu'elle m'aime aussi...
...
...
chutttt...



3 mai 2011

Mère indigne

Journée cheloue aujourd'hui, j'ai été accueillie en me levant par un sms incendiaire me prévenant de la tentative de suicide de ma mère qui a voulue se jeter sous le métro...  du coup ça m'a un peu gâché le p'tit dej faut bien le dire... ! Le temps de comprendre que c'était encore un coup de bluff culpabilisant de celle qui m'a fait naître et la journée était foutue... Suivie de 2 avis de décès au cours de la journée, je ne sais pas si il y a un rapport mais j'ai quand même fait une crise d'hypocondriaquie aigue et finie chez le docteur qui m'a prescrit une prise de sang à rallonge parce que persuadée d'avoir quelques tumeurs d'origines maternelles (et quelques symptômes aussi !) ! Mon médecin qui me connais bien pour mes enfants mais peu pour moi m'a quand même conseillé de faire des "examens complémentaires" !
 ! Heureusement j'ai des collègues sympa, heureusement j'ai déjeuné avec une amie pas vu depuis trop de temps, et hop retour au bercail dans les bras des miens !
Là je viens de raccrocher le téléphone, 1h24 de discussion avec une copine ou une fois de plus on a refait le monde, raconté nos p'tits bobos respectifs toujours avec humour et humeur, ça fait du bien...
L'humour ! Relativiser, il y a tellement pire...

Ah py j'ai kiffé la réflexion de mon lardon qui s'est étonnée de ne pas voir son anniversaire notée en gras, rouge clignotant dans mon moleskine... "ah bah ça ça m'étonne de toi maman, pour quelqu'un qui me dit tous les jours que tu m'aimes, tu oublies mon anniversaire". Nan mon chéri, maman t'oublies pas, ton anniv est juste tatoué sur toutes les parois de ma peau... Impossible d'oublier... pas besoin de le noter...
Putain, qu'est ce que je l'aime !

2 mai 2011

la mēre amēre...

Ma mère et moi c est un poème sans le M, ni la peau... Entre nous, il n’y plus rien si il y eu quelque chose un jour (?)
Je me rends compte qu’elle m’a toujours niée, je ne pensais pas cela possible je suis mère moi même, mais elle ne m’a jamais aimé…. J’ai été son jouet, une aide sociale à tout les sens du terme, une façon pour elle de se plaindre, de se faire plaindre, d’être fière, ou de faire croire qu’elle était fière mais c’est tout. Je n’ai existé pour elle que pour la faire exister. Je le dis sans rancune, sans aigreur, je crois que c'est juste la vérité...

Au commencement, il y a des bases fragiles. J’ai onze ans quand je vais vivre chez elle, quand je la rencontre vraiment. Tiens, onze ans... juste l’âge de ma fille . Si j’avais encore des larmes, là je pleurerais. D'imaginer ma fille sans moi, de la savoir abandonnée, ça m'tord les boyaux...
J’ai été une enfant trop obéissante à l’intérieur de « chez moi » (enfin chez elle) et bordélique à l’extérieur. J’ai tenté de grandir, un boulet au pied… elle ! J'ai connu la honte, la peur, l'humiliation et d'autres choses...

Je suis repartie tôt. A 16/17 ans, j’ai fui comme j’ai pu, n’en pouvant plus des cris, des larmes, des peurs, des représailles, j’ai quitté le navire, ou disons plutôt qu’on m’a vite retiré pour me placer une nouvelle fois. Evidemment j'ai très peur de souvenirs de ces quelques années, je garde juste cette sensation de peur, d'insécurité qui me rattrape parfois au colebac, je ne me sens jamais à l'abri.

J’ai gardé des liens avec "elle", pour mes frangins déjà,et  parce qu’il est difficile de se construire sans parents aussi. Il me restait ma mère, même tordue, son identité me permettait de me faire la mienne. En gros, le jeu c'était de me constuire à l'inverse d'elle. Elle mentait, j’ai longtemps été incapable de mentir même pour des trucs à la con, elle critiquait tout le monde, je me faisais un honneur de ne pas le faire. Elle était moche, j’étais moche (et oui, yça ne marche pas tout le temps)

...J’ai rencontré mon homme, j’ai eu des enfants et puis un jour j’ai plus pu… plus pu la laisser me raconter des horreurs sur tout le monde, plus pu l’écouter parler d’elle, jalouser tout même son paillasson, ses délires de persécussion, sa façon de vouloir me faire du mal à travers les autres, les menaces jamais frontales, j’en ai eu marre de fermer ma gueule, j’ai fermé la porte à double tour, cloutés les volets, construit une zone marécageuse devant ma porte, eteinds les lumières qui attirent les mouches à merde… basta, j'ai verrouillé ma vie à la sienne ! Ca semble facile, ça ne l'était pas...

Des nouvelles de temps en temps par une de mes sœurs qui se prenaient des coups dans la gueule, par les éducs qui m’appelle et me demande de l'aide en acceuillant ma soeur... Qui en récupère une autre qui s'est fait virer à coup de couteau, de mon frère viré lui aussi du jour au lendemain et qui restera un an chez moi… des gnognottes quoi… Elle reste un fil rouge, celui de la colère.

Et hier, la blague de trop, un message de ma sœur qui me préviens que samerelapute veut que je lui verse une pension… à la façon dont je m’allume directe, je sais que je ne suis pas guérie... Je l’appelle ! Après des années sans nouvelles directes, je l'entends.... Etonnemment la conversation se passe bien, elle pleurniche, s’excuse, me dit qu’elle m’aimebeurk. Ca dure un certain temps. Je suis fière de moi même si je raccoche un peu sonnée de lui avoir parlé comme on parle à une enfant... Je me dis qu’on a avancé. J'envisage même d'aller la voir le lendemain... Une premier texto de ma sœur me le confirme, ma mère a l’air heureuse, sourit. Je lui dit que j’en suis ravie. Le répit est de courte durée, je reçois un texto dans la foulée de ma mère qui me dit que je suis une grosse merde et que je suis responsable de tout ses malheurs.

Bref, jusqu'ici j'avais tout supporté... mais ce fut le texto de trop. Et puis me dire, oser me dire que quand même j'avais eu une mon enfance heureuse, ET QU'ELLE AVAIT TOUT FAIT POUR MOI ! Me salir ne suffit pas, elle salit aussi la mémoire de mon enfance !  Qu’elle me parle d’elle et de ses bobos, de ses suicides, de ses angoisses, qu’elles taisent les miennes alors que j’ai crevé et que je crève encore de ces folcocheries. Qu’elle aille se faire foutre !


Hier,’ai compris hier que vraiment c’était fini. J'ai perdu ma mère.

27 avr. 2011

Séjour malheureux !

Ce matin, j'ai été dingue, une impulsion, comme un guili guili qui fait rire, j'ai ri et j'ai dit oui à la question de l'animatrice du centre de loisirs de mon fils "ça vous branche que le petit vienne avec un nous en camping en juillet ?" J'ai dit "oui ça me branche". Elle a rajouté "vous l'inscrivez tout de suite ?". J'ai dit oui. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'étais chaude comme de la braise à cause du soleil de printemps, les jambes en bermuda de mon fils, mon cerveau a fui...
Quand je suis ressortie de là, j'ai regretté bien sur, j'ai marché le coeur bobo jusqu'au métro, les épaules plus lourdes que mon tronc, mes bras rayant le trottoir...
En arrivant au boulot j'ai googlelisé le camping pour me rassurer... qui se trouve en fait autour d'un lac. Arghhh.  Lac = eau. Bon okay, la directrice a annoncé un séjour camping CANOE... mais elle a pas précisé sur un lac bordel... je la hais ! 
***
Bon je ne peux pas reculer, il faut que mon p'tit aille découvrir le monde... enfin les lacs pour commencer... A 19 ans il est temps nan ? 'Enfin 19 ans dans 12 ans... il a pas encore 7 ans. Allez, tout va bien se passer, c'est un séjour encadré avec des professionnels de la petite enfance METHODE COUE. Il dormira dans des tentes homologuées et ignifugées (à vérifier quand même !). METHODE COUE. Et au niveau bouffe, ça peut pas être pire que ce que je prépare... METHODE COUE
Je me laisse quelques jours de réflexions quand même...

26 avr. 2011

Cling clong

Aujourd’hui (enfin hier quand je posterai ce billet) les cloches sont passées avec un peu plus d’émotion que d'habitude... Mon fils qui mesure bientôt 7 ans ne les attendra sans doute plus avec autant d impatience l'an prochain! Je savais que l’adolescence viendrait très bientôt me piquer mon bébé alors j’ai profité de ces dernières cloches magiques…

Hier soir, j’ai passé la soirée à coller son petit prénom sur les œufs caloriques et du temps aussi a les planquer dans tous les coins de l'appart ce qui a été vite fait vu la superficie monstrueusement placardesque de notre nid ! J’ai failli tous les faire fondre quand mon fils m’a rejoins à pas de loup dans la chambre a cause d un cauchemar… Heureusement ses yeux trop fatigués n ont pas été aussi curieux que d'hab.!!! A 50 cm prêt de hauteur il comprenait que sa mère était une cloche...  J'ai pris le temps de pété la gueule a tous les monstres de son cauchemar et quand j’ai bien profité de l’odeur de son cou, je l’ai renfourné dans son lit, le cœur un ‘tit peu serré comme à chaque fois que ses bras m’attrapent et qu’il se laisse aller sur moi… Il a beau être de plus en plus lourd pour ma carcasse, je le trouve toujours trop léger et je voudrais en profiter encore et encore… M’enfin… ‘a fallut le laisser, je suis retourné dans mon dortoir, mon atelier à rêves…

A 6h30 ca gueulait de plaisir, chaque oeuf trouvé déclenchant un hourra victorieux : les cris de mes enfants m’ont bercés (ou perçés les oreilles) encore quelques instants puis j’ai du rejoindre les chasseurs de chocolat!!. Mon fils m’a raconté en détail chaque endroit de ses trouvailles, j’ai applaudi de toutes mes mains a chaque fois un peu mécaniquement car pas trop réveillée sous l’oeil goguenard de ma fille, complice.

Comme chaque année depuis des années (ah ah) je me suis ensuite amusée à replanquer les œufs déjà trouvés… Ca m’évite d’acheter trop de chocolat qui n’est de toute façon jamais mangé… c’était rigolo… On a passé la matinée à ce cache cache de Pâques… le dernier donc, peut être, avec cet enthousiasme, avec ses p’tits yeux brillants conquérant…

15 avr. 2011

Psychose nocturne

En congés cette semaine, coincée dans ma ville avec deux enfants pour cause d'un homme qui travaille, je vagabonde tous les jours enfants sous le bras dans les dédales de la capitale car j'ai horreur du vide et que je dois au nom d'une enfance monotone remplir celle des miens qui n'en demandent pas tant...
Je pourrais en tartiner des pages de cette boulimie à vouloir combler leur journée, mais ce n'est pas ça qui me préoccupe ce soir, à minuit passé...


Après une journée bien chargée, des kilomètres avalés, de retour au bercail, on tombe (aie) sur des copines à ma fille que j'invite dans ma grande générosité à la maison... Il faut savoir que je déteste ça... Pas de recevoir les amies de ma nénette, non au contraire, elles sont adorables...mais se réveille en moi aussitôt le p'tit monstre d'angoisse "et si il se passait un truc ?"... bref, je passe le reste de l'après midi à les surveiller plus que de raisons, à ne pas lacher la barre...
Enfin arrive l'heure du repas, je fais exprès de ne pas les inviter (oui j'ai honte !) sauf que ma fille me demande si je veux bien qu'elles dorment à la maison... arghhhh... une ne peut pas, l'autre a déjà été chercher son pyjama... je capitule... et je me retrouve à minuit passé à attendre demain matin qu'elles se réveillent... J'ai fait 4 fois le tour de la maison, vérifier qu'aucun fil électrique ne touche une surface enflammable, déconnecter tout ce qui pouvait l'être hormis mon cerveau... Je sais que je suis ridicule, mais c'est plus fort que moi, j'imagines tout les scénarios catastrophe... Mon homme qui me connais par coeur me laisse faire un sourcil trop haut, je sais que dans lui il se fout de ma gueule... mais il ne dit rien, parce que dans ma bulle de stress, je peux me mettre en colère...