12 juin 2013

Lignes floues

J'étais mal partie ce soir,
le coeur au bord du naufrage,
quand je me suis souvenue que je te reverrais plus
tu t'es pendu

j'ai failli pleurer, j'y ai pensé
et puis et puis et puis et puis
j'ai mis de la musique qui bouge
et j'ai bougé mon corps, bougé, bougé
à en perdre haleine comme on dit...

j'ai pensé à toi, à tes paroles toujours réconfortantes,
je me suis souvenue que peut être tu m'aimais

en dansant j'ai penser à mes regrets à mes remords...
de pas t'avoir dit je t'aime
de pas t'avoir appelé papa
j'ai bougé j'ai bougé

j'ai oublié ma blessure, celle qui bande mon pied et celle qui serre mon coeur depuis trop longtemps
j'ai allumé une clope et j'ai dansé
dansé en pensant à toi,
bougée comme une dingue au rythme de la musique
je n'étais plus blessée

je t'ai vu, tu n'aurais pas aimé
toi ton truc c''était les accordéons
le reste c'était de la siquemu de racaille
mais je crois que je t'aurais fait sourire
a bouger dans tous les sens,
tu m'aurais traité de folle
et j'aurais aimé ça...

j'espère que tu me vois, que tu gueules
j'espère que tu es en colère
car moi je le suis
je danse pour toi
je danse pour oublier que je t'oublies pas
je ne veux plus t'en vouloir
t'as choisi de partir
et moi de danser

chacun sa corde
la mienne c'est la tienne
j'y pense tout le temps
tu m'as pas laissé le temps

allez salut dors bien... moi je danse... et je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime...



30 janv. 2013

Matin enclume

Je voudrais qu’il soit là prêt de moi,
Qu’il me console,
Qu’il me dise des choses à lui
Lui parler de moi aussi

Je voudrai qu’il me prenne dans ses bras,
Que l’on rigole,
Des choses graves de la vie,
Des choses futiles aussi

Il me manque
Il me manque tellement
Encore plus encore,
de plus en plus fort

Sa voix, son cœur, ses gestes
Tout est encore là
Ses souvenirs qu’il me reste
Sont encore là

J’ai le cœur lourd, le cœur en fonte
J’ai les larmes en attente...  qui montent !

4 janv. 2013

Classe mannequin

De notre première rencontre, je remarque juste qu'il porte une kippa. Il est de dos. Petit, cheveux blancs, les yeux bleus mais je ne le sais pas encore, il est comme je viens de l'écrire de dos. Je l'entends parler tout seul, je trouve cela bizarre. Je me dis qu'il doit prier... ce qui n'est ni l'endroit, ni le moment je trouve mais bon...

Une jeune fille m'accueill et s'occupe de moi, de la paperasse. Puis on me demande d'attendre ce que je fais.
Dehors il fait nuit et froid. C'est l'hiver. Mon homme m'accompagne. Il est là comme un doudou que je touche, un porte bonheur. Je n'arrive plus à parler, j'ai la peur au ventre...
Dans cette attente interminable, j'essaie de m'occuper mais en fait je pense, je réfléchis comme je le fais depuis 24 heures. Enfermée dans ma grotte, je suis devenue silencieuse, muette.

Une nouvelle jeune fille, un nouveau visage... Elle m'appelle, elle sait que j'ai peur, je lui dit tout de suite. A moitié à poil elle tente de me mettre à l'aise, de me rassurer... je l'écoute à peine, j'ai peur. Elle me dit ce que je dois faire, elle me tourne, elle me lève les bras... J'ai peur... Elle propose de m'allonger pour reprendre mes esprits quand je lui dis que mes jambes flanches... Elle voudrait me dire de ne pas m'inquiéter mais elle ne le peut pas... elle est là pour prendre ces putains de clichés...  Clic clac c'est dans la boite. Elle ne peut rien me dire, ce n'est pas son taf... faut que je vois le monsieur à la kippa. Forcément, ça rajoute à mon stress, à ma peur... C'est forcément grave !
Je dois à nouveau patienter donc... c'est pire que la première fois. Je m'allonge sur mon homme tellement je sens que je vais défaillir. Des nouvelles personnes arrivent avec leurs stress, leurs visages tendus, nous ne sommes plus seuls. Il a y une ambiance pesante, personne ne se souhaite une bonne année malgré la date. Moi j'voudrais m'endormir immédiatement et me réveiller au printemps.
On m'appelle.
Décharge d'adrénaline.
Le monsieur à la kippa me reçoit debout. Je le dépasse. C'est là que je remarque ses yeux clairs, son regard si doux derrière ses lunettes. Un très bel homme... Pas expressif il me demande pourquoi je suis là. Je ne sais même plus, j'ai peur.
Je tente des "toux persistante" "mauvaise analyse sanguine" mais j'arrive pas à détailler.
Il prononce la phrase que je redoute, celle qui va faire me basculer. Elle ne vient pas. "rien d'anormal, tout va bien".
Aussitôt mes jambes me lachent. Mes jambes et mes yeux. Je me plie en deux, mes mains chopent mes genoux et les larmes coulent. Le monsieur d'une voix douce me rassure, demande à voir mes analyses quand j'arrive à lui expliquer. Il me confirme que tout va bien. Je le sens bienveillant. Il me dit qu'il se dépeche de dicter son compte rendu et qu'il me laisse repartir. C'est donc ce qu'il faisait quand je suis arrivée... il n'était pas en pleine séance de prière, il concluait et peut être j'espère qu'il avait les mêmes mots que ceux qu'ils m'a offerts... Je le souhaite aux personne d'avant, à celles d'après.

J'ai eu peur, très très peur.
Aujourd'hui j'ai fait une radio des poumons.






1 janv. 2013

Enfin ou encore un petit moment magique, simple, ensoleillé, tranquille...
Rien de prévu today, je me suis levée à l'heure que mon réveil a voulu...
En vrai, moi ça fait longtemps que je suis debout, moins longtemps que ma fille qui a du se lever aux aurores encore une fois mais bon... Je préfère ignorer ses cernes et ne pas lui demander l'heure exacte pour ne pas lui répéter une fois de plus "faut pas que tu lèves si tôt chérie"... Ce genre de phrase ne sert à rien...



Je suis donc seule avec ma fille pour le moment mais nous ne nous parlons pas... Je la regarde, elle ne me regarde pas...  J'attends que MON fils se réveille... Plusieurs fois, je vérifie qu'il respire encore... J'aime le regarder dormir... J'aime le regarder tout court...
J'ai beau faire plusieurs aller/retour salon/chambredemonfils, rien n'y fait... J'attends mon retardataire... J'attends le petit bruit qui me signale son réveil... que je puisse me précipiter avant que ses pieds atterrissent sur le sol, le choper en plein vol... que notre regard se croise, que ses bras se tendent vers moi, qu'il m'attrape, qu'il enfourne sa tête dans mon cou, ses jambes autour de moi qui touchent presque terre maintenant qu'il est si grand... j'adore... c'est sur des moments comme ça que je me dis que je suis juste la femme la plus heureuse du monde... quand sa tête se pose sur mon épaule et qu'il redevient le p'tit bébé à sa maman... J'aime son insolente confiance, je peux le dire ici, il m'aime plus que tout, et nous sommes très peu à savoir son secret le plus intime qui commence par té et fini par tine...
Il est pas levé depuis 5 minutes que je le bombarde de photo... je veux pouvoir le regarder encore et encore dans 20 ans... je veux me rappeler comment mon coeur bondissait à chaque fois qu'il se posait dans mes bras...

Bref, j'aime bien les petits matins ou je suis entourée de mes enfants embués encore de leurs rêves de la nuit... quand nous sommes tous dans cette bulle collective ET individuelle...

Happy new 2013




Je laisse tout tomber avant de commencer,
j'avoue c'est ce que je fais de mieux,
je suis une lâche courageuse,
Je suis celle qui courre la plus vite,
faute d'endurance,
personne ne peut me battre
la ligne blanche je la connais,
elle est ma meilleure amie,

Je ne vous regarde pas dans les yeux,
car je sais que tu peux me lire,
T'écrire c'est ce que je fais de mieux,
mais jamais pour te le dire...
Je te parlerai de futile, de talons, de paillettes
pour cacher le bruit des mitraillettes

Non je ne vous regarde pas dans les yeux
car tu pourrais savoir,
sans faire le curieux
tu devineras...
Ce que je ne dis à personne,
Ce que je donne,

Je ne te parlerai pas d'elle,
de sa gueule abîmée,
de son coeur écorché,
qui saigne encore beaucoup,
souvent le soir, souvent tard...
quand les autres dorment...


Ah et bonne année !

12 oct. 2012

Folcoche,

Maman,
Je ne sais plus quel age j ai, je ne sais plus qui je suis, ce soir je crois que j'ai 6 ans...
Maman, fille, femme, je me suis perdue et je t'en rends responsable.
Alors je n avance plus...,
Maman, je ne veux plus t'accabler, t'accuser... Je me dis que si je te trouves mauvaise mère, c'est que je suis une mauvaise fille...
Aujourd'hui maman, j'ai besoin que tu m'excuses, je suis en train de me perdre, j'ai peur de le perdre, de perdre mes enfants... J'ai peur tout court...
Maman si tu m'aimes un peu, je te supplie de m'aimer, je peux te donner de l'argent... Maman ce soir je suis cette petite fille à qui tu as tant manqué, j'ai besoin de toi.
Maman, excuses moi de t'en vouloir, excuses moi de penser que tu es une mauvaise mère, de te juger...
Je veux te pardonner, pardonnes moi d'essayer et de pas réussir... Je sais que ta vie n a pas été facile, je te crois quand tu me dis que tu as eu une enfance difficile, que tu as vécu des choses difficile,  excuses moi de penser que tu te complaît dans un rôle de victime et de ne penser qu'a toi, je vais essayer de croire qu'au fond tu ne veut que notre bonheur à mes frères et soeurs et moi et que si tu nous a abandonnés c'est parce que tu n'avais pas le choix. Que si tu as brisé mon frère en deux c'est parce que tu l'aimais juste mal mais que tu l'aimais un peu quand même...  Je suis sure qu'entre un abonnement d'un an à Voici et lui, tu choisirai un abonnement de 6 mois...
Je sais que tu veut que je reussisse ma vie, excuses moi d avoir cru que tu ne m aimais pas...
Maman tu m as dit des choses horribles, je m'excuse de ne pas avoir compris ta douleur et d'avoir cru que tu les pensais vraiment. Tu voudrais que je meurs, cela arrivera je te le promet. Je suis sure qu'en fait tu seras triste.
Maman j'ai de la colère en moi, trop je m'en rends compte...
Ce soir maman, j'ai appris une mauvaise nouvelle,  j'ai besoin de t'aimer, de me blottir dans tes bras, que tu me consoles, que tu me caresses les cheveux que tu ne l'as jamais fait. Je veux que tu poses tes mains sur moi, que tu me cajoles. je suis sure que ce sera un moment chouette pour nous deux.

Maman n'ayons plus peur de cette tendresse qui doit exister en nous l'une pour l'autre... Je suis sure qu'on peut y arriver... Maman, je suis sure que tu peux m'aimer.. Racontes moi ma vie, racontes moi mes premières années, dis moi que comment c'était entre nous quand nous sommes rencontrées pour la première fois...
Viens,
Folcoche, je t'attends

Hier j'étais moche... demain aussi...


Aujourd'hui un mec de mon boulot (un collègue quoi) me dis que je suis belle aujourd'hui... Pas belle tout court, belle aujourd'hui... Je me marre, je le remercie, mais en vrai à l'intérieur de moi, je suis flattée et m'empresse d'emballer ses mots à mon collier de compliments physique que je collectionne depuis quelques années et qui n'est pas très fourni je dois bien l'avouer... 
Je suis flattée car celui qui me lâche ces mots gratuitement, il est beau... Ce qui rends le compliment doublement important à mes yeux. Parce que ce mec, jamais dans la vraie vie je lui parle dans la rue, je lui demande aucun renseignement même si je suis perdue, que j'ai faim et que je risque de dormir dans la rue... J'aurais trop peur qu'il pense que je lui parle parce qu'il est beau ou qu'il me regarde avec pitié.
Mais c'est un collègue, alors au bout de plusieurs années de concubinage professionnel je lui parle normalement, sans rougir... Je note au passage que si il s'autorise à me dire ça c'est que je suis vraiment moche car à une belle un mec beau ne fait pas ce genre de compliment... bref,
Je suis moche donc et cela ne date pas d'aujourd'hui bien malheureusement ou heureusement finalement car ça doit être difficile de devenir de moins en moins belle... 

J'ai traîné (toute) mon enfance avec les plus belles filles de l'école, du collège, du lycée... J'attire les beaux je crois, ce qui en soi n'est pas totalement étonnant... je n'ai jamais été une menace pour personne, je ne représente aucun danger... je n'ai jamais eu d'embrouilles féminines que rencontraient mes belles copines... personne n'est venue m'attendre à la sortie du collège pour me dire "hey tu t'éloignes de mon mec c'est le mien"... ah ah, au contraire, elles préféraient que leurs mecs traînent avec moi, elles devaient se (le) sentir en sécurité... d'autant plus qu'on se confie facilement aux gens moches, on leur fait confiance, ils sont rassurants.

J'étais moche et pourtant j'étais mince, svelte...Combien de fois j'ai entendu, "toi t'as la taille mannequin" (sous entendu "mais pas la gueule". J'étais mince et svelte mais j'avais le cheveux pauvre, des boutons pleins la tronches  des lunettes qui m'arrivaient au menton, une bouche trop fine, un nez trop long et des yeux marrons sans cils... je ne parle pas de mes seins inexistants qui ont un jour décidés de pousser en regardant mes genoux cagneux... Quant ça veut pas, ça veut pas ! Même mes ongles font la gueule, j'ai même pas des jolies mains...  Quand ça veut pas ça veut pas (bis)... La liste est longue, inutile de la détailler... 

Il parait que la beauté vient de l'intérieur... cette phrase me fait rire et pleurer... Rire car forcément c'est une phrase de moche, et pleurer car moi je la préfère à l'extérieure...

Mon mec (bah oui j'ai un mec et il n'est pas aveugle) me trouve belle, mais moi je trouve qu'il a mauvais gout. Je serai un mec, je m'aurais pas calculé... Mon mec m'a fait 2 enfants. Il est gentil et j'espère qu'il aura au paradis.

Une fois dans ma vie je voudrais être belle, une vraie belle, le genre de meuf sur lequel je me retourne tous les jours... Blonde, brune, rousse, ronde, c'est pas difficile je trouve casi chaque fille plus jolie que moi... Je suis très sensible à la beauté car je sais qu'elle est injuste .. des mélanges chromosomiques hasardeux, dégueulasses mais il faut faire avec. J'aimerais dire que je suis moche mais sympa mais bon c'est pas une excuse, je connais pleins de belles sympathique aussi, ce qui m'énerve d'ailleurs...... moi si j'étais belle, je crois que je serai conne, méchante... 
je me rassure en me disant que je suis moche en france, c'est plus facile que belle à gaza.
J'essaie de m'arranger, je me suis mis au maquillage y'a peu de temps... comment dire ? Y'a des gens à qui tout va, et d'autres c'est à chaque fois loupé... Evidemment je fais partie de la 2e catégorie... J'ai pas la classe... C'est désolant...

J'ai l'air de me plaindre, ce n'est pas le cas, j'ai une jolie vie je trouve... j'ai des amies (jolies), un beau mec, et des enfants que j'adore... Je n'aime juste pas qu'on me dise qu'ils sont beaux... Je ne peux m'empêcher de penser qu'on me mens... Moi je les trouve beaux forcément, c'est moi qui les ai dessinés...





Bref, aujourd'hui un mec m'a dit que j'étais belle... Je l'en remercie... Il est déjà rentré chez lui, il a embrassé  femme et fais des calins à ses enfants... Il regarde peut être la télé, fume une clope, ou bois une bière peu importe... Il ne sait pas qu'aujourd'hui, je me suis sentie un peu belle GRACE à lui et que j'ai marché sur un petit nuage... MERCI MEC...



D'ailleurs nous les affreux
J'suis sûr que Dieu nous accorde
un peu de sa miséricorde

S. Gainbourg "des laids, des laids"