23 mars 2012

Toi, juste toi

Silencieuse depuis quelques heures, jours, semaines, mois je balade en moi cette boule de douleur qui me tord les boyaux, le coeur, les tripes... Comme dans un brouillard, je vadrouille, je cherche, je tatonne, j'ai reconnu ce mal mais ne voulais l'admettre... je faisais semblant... Bien sur je continuais à sourire, à rire, à montrer mes dents, à faire croire que tout allait bien... Mes copines n'ont rien vues, mon mec a cru que j'avais mes règles, mes enfants que je vieillissais mal...


Et puis il y a eu hier et cette peur silencieuse de faire une connerie, de me craindre,
je me suis allongée dans le noir et j'ai cherché les étoiles,
parmi toutes celles qui brillent pour les autres, j'ai vu celle qui brillait plus que les autres,
je t'ai trouvé,
je me suis rappelé ce qui ne va pas
il y a un an j'apprenais que tu étais défnitivement parti,
que tout était fini
je me suis enfin effondrée,
j'ai laissé coulé les larmes
je me suis rappelé toi,
que tu étais encore là,
et dans la fumée de ma clope que tu détestais,
je t'ai aperçu...
Je ne t'oublies pas...


Ca m'a explosé à la gueule comme une évidence,
je ne suis ni malade, ni folle, ni démente,
juste tu me manques,
C'est juste ça... 




A toi, éternellement,
je t'aime.

30 août 2011

21 juil. 2011

Jacques mayol

Demain matin à très précisément 7h30 mon fils me quitte pour 5 longues journées ! Il s'en va faire du camping à l'autre bout de la France, à 60 bornes d'ici. Bien trop loin pour mes bras à qui il manque déjà.
Bien évidemment, il est tard et je n'arrive pas à dormir, aucune envie de fermer les yeux et les rouvrir demain... Je m'amuse à défier le temps qui passe en gardant les paupières ouvertes... Je sais d'avance que je vais perdre... J'écris ces mots alors qu'il est dans mes bras... Son p'tit cul a débarqué dans la chambre, en slip, accompagné de ses 2 meilleurs potes/doudous, sa p'tite moue boudeuse accusant le sommeil de ne pas vouloir de lui.... En fait, c'est un peu notre rituel du soir... Il débarque, je fronce les sourcils, j'ouvre les bras et il reste collé à moi de longues minutes... puis je lui tapotte sur les fesses en lui demandant de retourner dans son lit... Il râle mais s'exécute... Mais ce soir je ne le renvoie pas, je le garde prêt de moi...  Il sait qu'il doit éviter de bouger car ça m'énerve et il ne veut pas risquer de se faire virer alors il reste calme, immobile, attentif à mon stylo qui gratte, qui gratte... Je ne sais pas s'il essaie de déchiffrer ce que j'écris, il saurait que je parle de lui... Tiens juste pour lui je vais écrire JE T'AIME en majuscule... Juste pour qu'il le sache encore encore et encore... Je ne veux pas être demain, je ne veux pas je ne veux pas je ne veux pas... zzzzzzzzzz


Après après après demain,

Toujours dans mon lit en apnė depuis 2 jours... Contrairement ā Jacques Mayol, aucun plaisir å ne pas respirer... Sincèrement je n'en peux plus... Il me manque au delā des mots, seule la pensėe de le savoir heureux me fait patienter... Je suis sur qu'il s'amuse, je l'espère en tous cas ! Dimanche soir je ne voulais pas dormir, depuis je ne veux faire que ça ! J'attends vendredi et les journées sont longues... J'avais prėvu de m'occuper dde pleins de choses, je ne fait rien... Je me fais penser ā un chien qui attends son maitre toute la journėe derriėre la porte... Je mange, j'attends, je mange, je dors... Je suis entre parenthėses suivie de points de suspensions...
Je dois préparer notre départ en vacances, je ne fais rien... Ah si, je regarde les murs, la télé éteinte, je met mon casque sur les oreilles mais j'oublie de mettre la musique... J'ai faim mais je ne mange pas, pas le courage...

Putain d'aujourd'hui, -1 avant demain...
Réveillée à 1h du matin, j'ai veillé jusqu'à un peu plus de 5 heures... là, forcément je suis black et decker... Demain, vivement demain...

8 juil. 2011

Une nouvelle page

C'était il y a longtemps,
je n'avais pas encore de cheveux blancs,
pas d'angoisses, pas de peurs,
pas peur de l'heure, du temps qui passe,

je m'ennuyais un peu à regarder les autres,
qui passaient devant moi les mains remplis de l'autre,
moi j'étais seule sur mon banc
à observer ce monde qui ne m'appartenais pas
à me demander ce que je faisais là,
à quel moment et comment j'avais changé de trottoir,
et pourquoi moi ?

Pièce rapportée et décalée, jamais à l'aise devant ces gens,
complexée par une histoire qui dérange
par des fantomes et des souvenirs qui s'accrochent,
De loin
je le regardais...
je le méprisais ?
je le jalousais ?
il m'attendrissais
j'ai lu au travers de sa carapace,
j'ai su que lui aussi cherchais sa place,
malgré les apparences

Parfois je pensais à lui
qui n'a jamais pensé à moi...
qui savais à peine que j'existe,
je l'appelais "Louis, Lui",
il devait m'appeler "L'autre, elle"

Il était trop loin de moi,
certaine qu'il ne me regarderai jamais,
élévée dans une autre étable
que celle qu'il fréquentait

un jour par hasard, nous nous sommes parlés,
un jour par hasard, il est revenu me chercher,
Un jour par hasard nous avons pris rendez vous,
Un jour par hasard nous étions NOUS

NOUS, nous étions si différents,
mais quelque part nous nous ressemblions,
sa vie me fascinait,
la mienne le fascinait

nous avions tout les deux des cicatrices,
celles que son monde m'avaient tatouées sur la poitrine,
celles que le mien avaient tagguées sur la sienne,

bien sur nous nous aimions pas,
mais nous nous respections,
enfin je crois qu'il me respectait
et ce jour là sur mon banc,
j'ai cessé de les regarder,
je me suis approchée,
je me suis présentée,

je pense souvent à lui,
comment le remercier,

23 juin 2011

Verdict...


Reçue hier, par voix (!) externe ; celle de mon homme qui m'a appelé au boulot, la lettre recommandée en main... décachetage en règle sous mes cris stridents, mon coeur qui grince... suspens à la benjamin castaldi/loft... tic tac tic tac... Il y a 2 endroits ou je ne dois pas aller... tic tac... L'Homme annonce, je convulse ! Mauvaise pioche, pas de bol, tronche de cake, j'y suis ! ...Et là bas dans la destination interdite et dans la merde ! Réflexe de mon homme : il s'excuse... comme si il y était pour quelque chose ! Moi je raccroche, interdite... Pendant 2 heures j'ai froid, je tremble, je renfile ma veste, enfonce ma tronche dans mon col, expire inspire, mes lunettes embuées... C'est rien comparé à ma cervelle...C'est rien comparé à ce que j'apprends après, nous sommes deux là bas... je connais ma concurrente, je n'ai aucune chance.... Si il doit y avoir des arrangements, je ne ferais pas pas partie des tractations ! C'est mort ! 

Alors voila, pas grand chose à dire, à écrire, à expliquer... je suis dégoutée, écoeurée, je passe de résiliation à la colère ! Que puis je faire ? J'ai envie de mettre la tête dans la jardinière de mon balcon et d'y rester jusqu'à l'automne... 2013 ! J'ai d'abord voulu refuser mon concours, dire niet, leur dire d'aller se faire enculer... Presque prête à tout pour rester là ou je suis mais redevenir contractuelle ! Certaines personnes m'ont conseillé de le faire d'aillerus, ce sont les mêmes personnes que j'évite d'écouter en général.. d'autres, m'ont dit d'accepter, que je ne devais pas refuser... ce sont celles qui généralement sont de bons conseils... j'ai donc décidé de les écouter... enfin je crois !

Voila, c'est la merde ! 

21 juin 2011

Dernier mardi avant...

... de connaitre mon affectation à la rentrée,
Normalement, la semaine prochaine, je dois savoir dans quel endroit je suis promise en septembre... 
Suspens... 
En attendant, mon p'tit quotidien est accompagné d'une petite musique palpitante digne d'un film d'Hitchock... 
Je sursaute à chaque mail reçu, je me bouffe les ongles dès que le téléphone sonne... je simule des trajets de oufs sur ratp.fr ! Bref c'est génial de réussir un concours et de se dire que peut être faudra le refuser... J'ai l’impression que je vais être la prochaine Surya Bonaly, en larmes, devant sa seconde place aux championnat du monde de patinage au Japon...
Evidemment, au boulot, tous les matins, c'est la même question... "alorssssssssssssssssssssssss ????? "

 



11 juin 2011

Sam'di 11 juin !

Dring dring... Ça c'est la sonnerie du téléphone ! Ma fille déboule comme une furie avant que j'ai eu le temps de décrocher et c'est tout essoufflée qu'elle réponds... "allo ?" "ahhhhHHHHHHHH c'est toi ? ça va ?"... Mhhhh, j'ai comme l'impression qu'une échange de texto est l'écho de cet appel... Du genre, l'appel arrangé depuis belle lurette ou au moins depuis quelques minutes... C'est une copine de ma fille donc "comme par hasard"... Une copine qui l'invite à dormir chez elle, comme par hasard... Comme par hasard, je me retrouve face à ma nénette qui me supplie les mains jointes les genoux rentrés, le sourire béat d'accepter cette invitation... Elle répète en boucle "steuplaitsteuplaitsteuplaitsteuplaitsteuplait", j'arrive pas à me concentrer ! Usée, je murmure un "okay"... Elles raccrochent toutes les 2 en même temps et j'entends toquer à la porte... J'ouvre, c'est la copine de ma fille avec son appareil dentaire... derrière mon épaule, ma fille avec sa valise... J'ai à peine le temps de donner les consignes que hop, plus personne... Les filles ont disparu... 
J'ai quand même eu le temps de voir qu'elle avait mis son pantalon fétiche, planquées derrière ses cheveux des boucles d'oreilles interdites ??? 

Euh, je crois qu'une adolescente vit chez moi... Elle n'a pas encore onze ans... 
Depuis bien sur, pas de nouvelles, pas un appel pour me dire qu'elle est bien arrivée, que je lui manque et qu'elle est pressée de me revoir... Bon ok, sa copine vit dans la rue d'en face, mais c'est pas une raison... 

Bon, heureusement me reste mon fils... Ah nan, pardon, il joue à la Xbox avec son père... Pfioutttttt !