Ce matin, j'ai été dingue, une impulsion, comme un guili guili qui fait rire, j'ai ri et j'ai dit oui à la question de l'animatrice du centre de loisirs de mon fils "ça vous branche que le petit vienne avec un nous en camping en juillet ?" J'ai dit "oui ça me branche". Elle a rajouté "vous l'inscrivez tout de suite ?". J'ai dit oui. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'étais chaude comme de la braise à cause du soleil de printemps, les jambes en bermuda de mon fils, mon cerveau a fui...
Quand je suis ressortie de là, j'ai regretté bien sur, j'ai marché le coeur bobo jusqu'au métro, les épaules plus lourdes que mon tronc, mes bras rayant le trottoir...
En arrivant au boulot j'ai googlelisé le camping pour me rassurer... qui se trouve en fait autour d'un lac. Arghhh. Lac = eau. Bon okay, la directrice a annoncé un séjour camping CANOE... mais elle a pas précisé sur un lac bordel... je la hais !
***
Bon je ne peux pas reculer, il faut que mon p'tit aille découvrir le monde... enfin les lacs pour commencer... A 19 ans il est temps nan ? 'Enfin 19 ans dans 12 ans... il a pas encore 7 ans. Allez, tout va bien se passer, c'est un séjour encadré avec des professionnels de la petite enfance METHODE COUE. Il dormira dans des tentes homologuées et ignifugées (à vérifier quand même !). METHODE COUE. Et au niveau bouffe, ça peut pas être pire que ce que je prépare... METHODE COUE
Je me laisse quelques jours de réflexions quand même...
Parce que la vie est trop courte, ici juste mes coups de coeurs et mes coups de kiff...
27 avr. 2011
26 avr. 2011
Cling clong
Aujourd’hui (enfin hier quand je posterai ce billet) les cloches sont passées avec un peu plus d’émotion que d'habitude... Mon fils qui mesure bientôt 7 ans ne les attendra sans doute plus avec autant d impatience l'an prochain! Je savais que l’adolescence viendrait très bientôt me piquer mon bébé alors j’ai profité de ces dernières cloches magiques…
Hier soir, j’ai passé la soirée à coller son petit prénom sur les œufs caloriques et du temps aussi a les planquer dans tous les coins de l'appart ce qui a été vite fait vu la superficie monstrueusement placardesque de notre nid ! J’ai failli tous les faire fondre quand mon fils m’a rejoins à pas de loup dans la chambre a cause d un cauchemar… Heureusement ses yeux trop fatigués n ont pas été aussi curieux que d'hab.!!! A 50 cm prêt de hauteur il comprenait que sa mère était une cloche...
J'ai pris le temps de pété la gueule a tous les monstres de son cauchemar et quand j’ai bien profité de l’odeur de son cou, je l’ai renfourné dans son lit, le cœur un ‘tit peu serré comme à chaque fois que ses bras m’attrapent et qu’il se laisse aller sur moi… Il a beau être de plus en plus lourd pour ma carcasse, je le trouve toujours trop léger et je voudrais en profiter encore et encore… M’enfin… ‘a fallut le laisser, je suis retourné dans mon dortoir, mon atelier à rêves…
J'ai pris le temps de pété la gueule a tous les monstres de son cauchemar et quand j’ai bien profité de l’odeur de son cou, je l’ai renfourné dans son lit, le cœur un ‘tit peu serré comme à chaque fois que ses bras m’attrapent et qu’il se laisse aller sur moi… Il a beau être de plus en plus lourd pour ma carcasse, je le trouve toujours trop léger et je voudrais en profiter encore et encore… M’enfin… ‘a fallut le laisser, je suis retourné dans mon dortoir, mon atelier à rêves… A 6h30 ca gueulait de plaisir, chaque oeuf trouvé déclenchant un hourra victorieux : les cris de mes enfants m’ont bercés (ou perçés les oreilles) encore quelques instants puis j’ai du rejoindre les chasseurs de chocolat!!. Mon fils m’a raconté en détail chaque endroit de ses trouvailles, j’ai applaudi de toutes mes mains a chaque fois un peu mécaniquement car pas trop réveillée sous l’oeil goguenard de ma fille, complice.
Comme chaque année depuis des années (ah ah) je me suis ensuite amusée à replanquer les œufs déjà trouvés… Ca m’évite d’acheter trop de chocolat qui n’est de toute façon jamais mangé… c’était rigolo… On a passé la matinée à ce cache cache de Pâques… le dernier donc, peut être, avec cet enthousiasme, avec ses p’tits yeux brillants conquérant…
15 avr. 2011
Psychose nocturne
En congés cette semaine, coincée dans ma ville avec deux enfants pour cause d'un homme qui travaille, je vagabonde tous les jours enfants sous le bras dans les dédales de la capitale car j'ai horreur du vide et que je dois au nom d'une enfance monotone remplir celle des miens qui n'en demandent pas tant...
Je pourrais en tartiner des pages de cette boulimie à vouloir combler leur journée, mais ce n'est pas ça qui me préoccupe ce soir, à minuit passé...
Je pourrais en tartiner des pages de cette boulimie à vouloir combler leur journée, mais ce n'est pas ça qui me préoccupe ce soir, à minuit passé...Après une journée bien chargée, des kilomètres avalés, de retour au bercail, on tombe (aie) sur des copines à ma fille que j'invite dans ma grande générosité à la maison... Il faut savoir que je déteste ça... Pas de recevoir les amies de ma nénette, non au contraire, elles sont adorables...mais se réveille en moi aussitôt le p'tit monstre d'angoisse "et si il se passait un truc ?"... bref, je passe le reste de l'après midi à les surveiller plus que de raisons, à ne pas lacher la barre...
Enfin arrive l'heure du repas, je fais exprès de ne pas les inviter (oui j'ai honte !) sauf que ma fille me demande si je veux bien qu'elles dorment à la maison... arghhhh... une ne peut pas, l'autre a déjà été chercher son pyjama... je capitule... et je me retrouve à minuit passé à attendre demain matin qu'elles se réveillent... J'ai fait 4 fois le tour de la maison, vérifier qu'aucun fil électrique ne touche une surface enflammable, déconnecter tout ce qui pouvait l'être hormis mon cerveau... Je sais que je suis ridicule, mais c'est plus fort que moi, j'imagines tout les scénarios catastrophe... Mon homme qui me connais par coeur me laisse faire un sourcil trop haut, je sais que dans lui il se fout de ma gueule... mais il ne dit rien, parce que dans ma bulle de stress, je peux me mettre en colère...
29 mars 2011
Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant
Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps
Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps
Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant
{Refrain:}
Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans
Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage
Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant
{au Refrain}
Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang
Si tu as peur de la foule
Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant
{au Refrain}
Mon enfant
14 mars 2011
VDM du jour
Je ne me souviens même plus depuis quand on reçoit chaque semaine TV cable sattelite sans l'avoir demandé... plus d'un an c'est sur ! persuadés que c'est une erreur, on a rien dit et on riait de le recevoir chaque semaine (pfft, ahhhh ahhh 'sont cons chez telecable !)... bon bah, maintenant que je tiens mes comptes à jour (kakebo), je viens de me rendre compte qu'en fait je le paye 16,72 par trimestre depuis autant de temps ! ah ah ah !
Je suis ravie, ravie ravie...
Je suis ravie, ravie ravie...
12 mars 2011
Papotage avec moi même
Mes derniers messages peuvent donner l'impression que ça ne pas, pourtant ça va ! Si ssi !
J'aime toujours autant la vie, je me suis même acheté une nouvelle paire chaussure malgré le tremblement de terre et le stunami au Japon, malgré les sondages politiques catastrophiques français... Une belle paire de chaussures encuir plastoque qui me laisse dominer le monde d'au moins 8 cm... comme si j'en avais besoin ave mon mètre 75 !... et bah oui j'en ai besoin !! aujourd'hui j'ai besoin d'être encore plus grande, plus haute... de dépasser les mauvaises nouvelles, les catastrophes naturelles et personnelles... J'ai besoin de prendre de la hauteur et si ça ne suffit pas j'irais chercher du recul...
Donc ça va, mes pompes aux pieds même si à l'horizontal ça ne sert pas à grand chose...
je regarde "danse avec les stars" et alors ?
je suis fière de mes nouvelles étagères bancales et alors ?
je tremble d'émotion devant ma nouvelle crème qui resserre les pores ? et alors ?
et alors ? ce soir je suis légère et superficielle, je m'en fous...
Alors pourquoi je pense encore à lui ?
pourquoi cet échange de mail via facebook me bouleverse,
cette amie qui me livre des confidences sur la perte de son père,
cette perte que ne mesure aucune échelle de douleur,
pourquoi ?
J'ai tellement de chance de vous avoir,
J'ai tellement de chance de les avoir,
J'ai tellement de la chance d'être dans ma vie,
malgré tout...
Ce soir, je fume clope sur clope sur mon balcon...
je sais c'est con...
mais chaque bouffée que je respire me fait du bien...
une drogue cette putain de nicotine,
une putain de drogue qui ne me tourmente que le soir,
quand le silence revient,
trop lourd le silence,
je n'aime pas me retrouver seule,
je ne sais pas si je mérite ma vie, mes ami(s) ?
Je suis infidèle, je me trouve écoeurante à l'avoir laissé sans nouvelles, à n epas lui avoir dit ce que j'ai envie d'écrire encore ce soir... mais trop tard... A quoi cela peut-il servir sauf à apaiser mon coeur meurtri... C'est trop facile... le pardon n'est pas acceptable quand il vient trop tard... Je n'ai pas de baguette magique, je ne peux retourner en arrière, pourquoi l'écrire,
Je suis en colère contre moi, flemmarde, toujours gênée de gêner soi disant... Ce n'est plus une excuse, j'ai 37 ans merde... Un peu tard pour ces larmes de crocodiles qui ne servent plus à rien sauf à éventuellement arroser les fleurs de ta pierre tombale... Pourquoi je n'ai pas été là, pourquoi je n'ai pas défoncer les portes qu'ils ont toujours laissées ouvertes... putain quelle conne ! J'étais pourtant sure de lui, d'eux... davantage peur de la famille autour, qu'il me prenne pour un vautour... qu'ils pensent que j'étais prête à tout pour me faire aimer...
J'aime toujours autant la vie, je me suis même acheté une nouvelle paire chaussure malgré le tremblement de terre et le stunami au Japon, malgré les sondages politiques catastrophiques français... Une belle paire de chaussures en
Donc ça va, mes pompes aux pieds même si à l'horizontal ça ne sert pas à grand chose...
je regarde "danse avec les stars" et alors ?
je suis fière de mes nouvelles étagères bancales et alors ?
je tremble d'émotion devant ma nouvelle crème qui resserre les pores ? et alors ?
et alors ? ce soir je suis légère et superficielle, je m'en fous...
Alors pourquoi je pense encore à lui ?
pourquoi cet échange de mail via facebook me bouleverse,
cette amie qui me livre des confidences sur la perte de son père,
cette perte que ne mesure aucune échelle de douleur,
pourquoi ?
J'ai tellement de chance de vous avoir,
J'ai tellement de chance de les avoir,
J'ai tellement de la chance d'être dans ma vie,
malgré tout...
Ce soir, je fume clope sur clope sur mon balcon...
je sais c'est con...
mais chaque bouffée que je respire me fait du bien...
une drogue cette putain de nicotine,
une putain de drogue qui ne me tourmente que le soir,
quand le silence revient,
trop lourd le silence,
je n'aime pas me retrouver seule,
je ne sais pas si je mérite ma vie, mes ami(s) ?
Je suis infidèle, je me trouve écoeurante à l'avoir laissé sans nouvelles, à n epas lui avoir dit ce que j'ai envie d'écrire encore ce soir... mais trop tard... A quoi cela peut-il servir sauf à apaiser mon coeur meurtri... C'est trop facile... le pardon n'est pas acceptable quand il vient trop tard... Je n'ai pas de baguette magique, je ne peux retourner en arrière, pourquoi l'écrire,
Je suis en colère contre moi, flemmarde, toujours gênée de gêner soi disant... Ce n'est plus une excuse, j'ai 37 ans merde... Un peu tard pour ces larmes de crocodiles qui ne servent plus à rien sauf à éventuellement arroser les fleurs de ta pierre tombale... Pourquoi je n'ai pas été là, pourquoi je n'ai pas défoncer les portes qu'ils ont toujours laissées ouvertes... putain quelle conne ! J'étais pourtant sure de lui, d'eux... davantage peur de la famille autour, qu'il me prenne pour un vautour... qu'ils pensent que j'étais prête à tout pour me faire aimer...
5 mars 2011
Chaque jour qui passe, passe...
Une semaine déjà que j'ai appris que tu ne seras plus jamais là... cette semaine si longue parce que je ne m'habitue pas à cette idée, ou j'ai pensé à toi, à ta femme, à ta famille chaque jour, presque chaque minute même...
Samedi dernier, je revenais de vacances, 140 km/h sur l'autoroute quand j'ai appris la nouvelle... dehors ça allait vite, dans la carlingue de notre voiture, tout s'est arrêté... parce que je crois que mon coeur s'est arrêté... c'est con la vie parfois quand il s'agit de la mort... en deux secondes 1/2 j'ai basculé... de légère je suis devenue lourde... j'ai grandi entre 11h05 et 11h06 !...
Mardi, les funérailles... nos retrouvailles... que dire ? rien ! je n'ai jamais pleuré autant et je ne me suis pourtant retenue... par respect pour ta famille, pour tes enfants. Nan je mens en fait... malgré mes efforts, ma volonté de rester à ma place, j'ai sangloté comme un bébé... J'aurais voulu avoir le courage d'aller te dire adieu, je n'ai pas pu...
Love,
Samedi dernier, je revenais de vacances, 140 km/h sur l'autoroute quand j'ai appris la nouvelle... dehors ça allait vite, dans la carlingue de notre voiture, tout s'est arrêté... parce que je crois que mon coeur s'est arrêté... c'est con la vie parfois quand il s'agit de la mort... en deux secondes 1/2 j'ai basculé... de légère je suis devenue lourde... j'ai grandi entre 11h05 et 11h06 !...
Mardi, les funérailles... nos retrouvailles... que dire ? rien ! je n'ai jamais pleuré autant et je ne me suis pourtant retenue... par respect pour ta famille, pour tes enfants. Nan je mens en fait... malgré mes efforts, ma volonté de rester à ma place, j'ai sangloté comme un bébé... J'aurais voulu avoir le courage d'aller te dire adieu, je n'ai pas pu...
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