29 mars 2011



Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps
Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps
Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant

{Refrain:}

Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans

Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage
Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant

{au Refrain}

Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang
Si tu as peur de la foule
Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant

{au Refrain}

Mon enfant

14 mars 2011

VDM du jour

Je ne me souviens même plus depuis quand on reçoit chaque semaine TV cable sattelite sans l'avoir demandé... plus d'un an c'est sur !  persuadés que c'est une erreur, on a rien dit et on riait de le recevoir chaque semaine (pfft, ahhhh ahhh 'sont cons chez telecable !)... bon bah, maintenant que je tiens mes comptes à jour (kakebo), je viens de me rendre compte qu'en fait je le paye 16,72 par trimestre depuis autant de temps ! ah ah ah !

Je suis ravie, ravie ravie...

12 mars 2011

Papotage avec moi même

Mes derniers messages peuvent donner l'impression que ça ne pas, pourtant ça va ! Si ssi !
J'aime toujours autant la vie, je me suis même acheté une nouvelle paire chaussure malgré le tremblement de terre et le stunami au Japon, malgré les sondages politiques catastrophiques français... Une belle paire de chaussures en cuir  plastoque qui me laisse dominer le monde d'au moins 8 cm... comme si j'en avais besoin ave mon mètre 75 !... et bah oui j'en ai besoin !! aujourd'hui j'ai besoin d'être encore plus grande, plus haute... de dépasser les mauvaises nouvelles, les catastrophes naturelles et personnelles... J'ai besoin de prendre de la hauteur et si ça ne suffit pas j'irais chercher du recul...
Donc ça va, mes pompes aux pieds même si à l'horizontal ça ne sert pas à grand chose...
je regarde "danse avec les stars" et alors ?
je suis fière de mes nouvelles étagères bancales et alors ?
je tremble d'émotion devant ma nouvelle crème qui resserre les pores ? et alors ?
et alors ? ce soir je suis légère et superficielle, je m'en fous...

Alors pourquoi je pense encore à lui ?
pourquoi cet échange de mail via facebook me bouleverse,
cette amie qui me livre des confidences sur la perte de son père,
cette perte que ne mesure aucune échelle de douleur,
pourquoi ?
J'ai tellement de chance de vous avoir,
J'ai tellement de chance de les avoir,
J'ai tellement de la chance d'être dans ma vie,
malgré tout...
Ce soir, je fume clope sur clope sur mon balcon...
je sais c'est con...
mais chaque bouffée que je respire me fait du bien...
une drogue cette putain de nicotine,
une putain de drogue qui ne me tourmente que le soir,
quand le silence revient,
trop lourd le silence,
je n'aime pas me retrouver seule,
je ne sais pas si je mérite ma vie, mes ami(s) ?
Je suis infidèle, je me trouve écoeurante à l'avoir laissé sans nouvelles, à n epas lui avoir dit ce que j'ai envie d'écrire encore ce soir... mais trop tard... A quoi cela peut-il servir sauf à apaiser mon coeur meurtri... C'est trop facile... le pardon n'est pas acceptable quand il  vient trop tard... Je n'ai pas de baguette magique, je ne peux retourner en arrière, pourquoi l'écrire,
Je suis en colère  contre moi, flemmarde, toujours gênée de gêner soi disant... Ce n'est plus une excuse, j'ai 37 ans merde... Un peu tard pour ces larmes de crocodiles qui ne servent plus à rien sauf à éventuellement arroser les fleurs de ta pierre tombale... Pourquoi je n'ai pas été là, pourquoi je n'ai pas défoncer les portes qu'ils ont toujours laissées ouvertes... putain quelle conne ! J'étais pourtant sure de lui, d'eux... davantage peur de la famille autour, qu'il me prenne pour un vautour... qu'ils pensent que j'étais prête à tout pour me faire aimer...

5 mars 2011

Chaque jour qui passe, passe...

Une semaine déjà que j'ai appris que tu ne seras plus jamais là... cette semaine si longue parce que je ne m'habitue pas à cette idée, ou j'ai pensé à toi, à ta femme, à ta famille chaque jour, presque chaque minute même...
Samedi dernier, je revenais de vacances, 140 km/h sur l'autoroute quand j'ai appris la nouvelle... dehors ça allait vite, dans la carlingue de notre voiture, tout s'est arrêté... parce que je crois que mon coeur s'est arrêté... c'est con la vie parfois quand il s'agit de la mort... en deux secondes 1/2 j'ai basculé... de légère je suis devenue lourde... j'ai grandi entre 11h05 et 11h06 !...
Mardi, les funérailles... nos retrouvailles... que dire ? rien ! je n'ai jamais pleuré autant et je ne me suis pourtant retenue... par respect pour ta famille, pour tes enfants. Nan je mens en fait... malgré mes efforts, ma volonté de rester à ma place, j'ai sangloté comme un bébé... J'aurais voulu avoir le courage d'aller te dire adieu, je n'ai pas pu...
Love,

27 févr. 2011


Ce soir c'est encore difficile de penser à lui et me dire que définitivement je ne pourrai jamais plus le remercier.

Me dire qu'une fois de plus j'ai loupé toutes ses occasions qu'offre le quotidien pour le faire... Un coup de fil, une petite carte, des trucs à la con que ma pudeur, la peur de déranger, la peur d'être oubliée m'a fait me taire... Ce soir, il ne me reste plus que les yeux pour pleurer et je n'y arrive pas alors que je voudrais tellement l'embrasser, poser ma main sur son épaule, lui dire que la sienne a été d'un réconfort immense... Il est trop tard, je me sens conne.... Je me sens sale de mon manque de reconnaissance... Et pourtant j'ai pensé tellement à lui, à elle, à eux.  Souvent et beaucoup. Je n'ai pas de mérite, c'est tellement facile de se souvenir de leurs générosités, facile de rouvrir ses malles de souvenirs. Je n'ai même pas besoin de fermer les yeux, je me souviens de tout. C'est à coté d'eux que je me suis rendue compte que je valais un peu quelque chose, en tous cas à leurs yeux. Ils ont transformés mon destin j'en suis sure et ce n'est pas que des mots... Au delà du gîte et du couvert, ils ont fortifié et consolidé ma putain de colonne vertébrale. Parce que quand l'assistante sociale m'a déposé chez eux à 17 ans j'étais plus que bancale... Ma valise était plus lourde que moi et je ne croyais plus en grand chose.


Je me souviens de ma première impression quand je suis arrivée chez eux. Totalement paniquée par  le chien qui voulais me bouffer, par cette femme si accueillante mais inconnue, par lui si impressionnant physiquement et vocalement... J'ai eu si peur que si on m'avait laissé le choix je serai repartie aussitôt. Mais on ne m'a pas laissé le choix évidemment... Je devais vivre dans cette famille quelques mois, jusqu'à ma majorité, c'était le deal.
Je ne suis pas restée longtemps sur ma réserve,  ils ont su me mettre en confiance en me faisant confiance... J'ai vite compris qu'ils ne me voulaient pas de mal... Ce n'était pas ma première famille d'accueil mais eux plus que leur porte -ce qui étais déjà énorme- ils ont ouverts le reste...  Pour la première fois je n'avais plus peur entourés d'eux, de leurs enfants, de leur quotidien... Ils m'ont présentés chaque membre de leurs familles comme ils présentaient un nouveau né alors que le contrat ne l'obligeais pas ! Je ne me suis jamais senti une pièce rapportée, une étrangère... Jamais de trop parce qu'ils n'ont pas laissé le choix. Ils arrivaient avec moi et basta ! (au passage, grosse tendresse pour toutes ses personnes, qui n'ont aps leur choix d'ouvrir leurs portes.)
Je ne les ai jamais tutoyés, c'était pour moi une très grande preuve de respect.
Je suis arrivée chez eux abimée par des années difficile... Chez eux j'ai pris 10 kg, c'était des kilos de bonheur ! J'aimais leur compagnie... j'aimais les accompagner tous les samedis rendre visite à leur famille...On prenait la fourgonnette... J'aimais ces moments de complicité, de confidences à l'aller et aux retours.Le dimanche rebelotte pour aller au marché... Des moments à la cons, sans doute corvés pour beaucoup d'enfant à commencer pour les miens mais moi je me régalais. Je ne suis resté que 8 mois cela peut paraître peu, c'est énorme. Suffisamment pour être gravé a jamais dans ma mémoire. Quand j'ai du partir, j'ai pleuré toute les larmes de mon corps et je crois qu' ils ont eu de la peine aussi . J'étais si bien merde. J'en ai voulu aux services sociaux qui ne m'ont jamais écoutés comme il fallait. Je me suis retrouvé en foyer, à nouveau perdue, abandonnée mais avec ce petit quelque chose qui ne m'a pas quitté... le sentiment d'avoir été aimée.
Ce soir sur mon balcon, la clope au bec j'ai fait ce que je n'ai jamais fait avant... j'ai joint mes mains, fermés les yeux et je me suis adressée à toi. Je ne sais pas si tu m'as entendu, je ne le saurai jamais. Mais cela m'a fait du bien de te parler. 

25 févr. 2011

merci et adieu

Un jour tu m'as ouvert ta porte,
tu m'as ouvert ton coeur,
tu m'a acceuillie,
moi la chienne sans collier,
tu as mis des certitudes sur mon coeur,
celles que je t'aimerai toujours,
bien sur je ne te l'ai jamais dit,
bien sur j'ai laissé le temps filer,
mais je te le jure, j'ai pensé à toi souvent, si souvent,
à hésiter de donner ton prénom à mon fils,
celui de ta femme à ma fille,
je ne l'ai pas fait pour  ne pas froisser ma vraie famille,
car je ne suis rien pour toi,
rien,
mais toi tu étais tellement,
derrière tes mains rugueuses,
derrière ton coeur fier,
ton regard orgueilleux,
tu m'as considéré,
conseillé,
tu m'as grondé, tu m'as félicité,
comme un  père l''aurait fait avec sa fille,
j'ai passé 8 mois prêt de toi, prêt de vous,
j'ai eu cette chance de vous regarder vivre, de vous regarder tout court,
vous, ma famille d'acceuil,
aujourd'hui j'apprends que je ne te reverrais plus, c'est fini
que ma fainéantise, ma pudeur, m'empêcheront à jamais de te dire de vive voix merci
merci de t'avoir rencontré,
merci pour ses souvenirs,
merci pour ta vie dans la mienne,
il est trop tard,
toujours trop tard
pour dire je t'aime
je t'aime pourtant !
oui je t'aime,

11 févr. 2011

Vacances

Aujourd'hui, pour les miens et beaucoup d'autre, c'est le dernier jour de la nécole… ce soir, à eux les 2 mois de vacances estivaux… “Youpi” pour eux, “fais chier” pour nous parents qui ne savont toujours pas à l'heure ou je vous parle écris ce que je vais faire de ma progéniture ! Une semaine à droite, une semaine à gauche, peut être une autre en diagonale, en poussant un peu par ci par là, ça devrait le faire ! De la faute à notre famille sans familles, pas de papy mamy pour faire des galipettes dans l'herbe de la maison familiale… C'est comme ça et c'est pas très grave ! Au pire, il reste le plan C comme centre de loisirs sauf que ça me coute quelques dollars que je préfèrerai injecter dans mon budget vacances…

Ce dernier jour d'école c'est aussi de l'émotion pour moi… Un de mes enfants rentre en CP à la rentrée et l'autre au collège…”allo docteur, j'v'nez m'chercher, j'fais un malaise”…
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J'ai beau me retourner et me reretourner et me rereretourner et me rerereretourner (ouaip, ok j'arrête !) je ne vois pas l'ombre des années passées qui me suit… Je n'ai rien vu, mon bébé est devenu un enfant et mon enfant un pré ado… Alors oui, ce matin, en entendant le clap de la porte de l'école mater' se refermer derrière moi, j'ai serré les poings c'est vrai… pour retenir ces morceaux de larmes au coin des yeux !


Pour remercier l'équipe, et au delà des petits cadeaux symboliques (enfin un bracelet agatha quand même pour maitresse chérie) de fin d'année, j'ai affublé l'enfant du tee shirt de la maternelle et au dos nous avons écris à 4 mains en gros, gras et rouge “merci à tous”… Je ne sais pas si ça va toucher l'équipe de lire ce petit mot, moi j'ai été ému de le faire… et je suis partie très vite avant que quelqu'un s'en rende compte…

Adieu l'enfance,

Quoi ? Y'a problème que je profite du presque premier jour des vacances d'été par un billet écris pour les v vacances d'été ?



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