27 déc. 2013

Adieu l'enfance,



Elle va mourir, je l'ai appris hier.
Mon frère pleurait au téléphone quand il me l'a annoncé.
Je ne sais pas ce qui m'a le plus fait plus de peine.
D'être loin de lui et ne pouvoir le prendre dans mes bras.
De me sentir si impuissante.
D'âtre loin d'elle et ne pas pouvoir lui dire combien elle a été essentielle dans ma vie de gosse.
De me sentir peu importante.
Hier mon frère m'a dit en parlant d'elle que c'était ma première maman.
Je n'ai rien répondu car elle va mourir. C'est un peu compliqué.
La seule chose dont je suis certaine, c'est que j'ai mal au bide pour lui qui perds plus qu'un repère. Un remère si j'osais.
Mon petit frère est triste et moi je suis triste qu'il soit triste. Mon frangin, le M que j'M.

Je pense à lui, à nous, à notre enfance culbutée, à cette enfance qui nous enchaine l'un à l'autre pour toujours.
Ma première maman est en train de mourir...

Une nouvelle fois  je me retrouve coincée dans ce champs d'émotions que je ne maîtrise pas.
Toujours ce sentiment d'être illégitime même dans mes peines.
Ai je le droit de la pleurer une femme qui a été payée pour m'élever que j'ai follement aimé mais qui ne me l'a pas rendu.
Cette femme qui m'a torché, donné à manger, qui m'a tenu la main pour traverser. Celle aussi qui a cessé de m'aimer quand j'ai cessé d'être non imposable.

C'est comme ça, elle a été ma seule famille mais je ne fais pas partie de la sienne. Aujourd'hui j'ai pourtant le coeur gros de peine car je n'oublie pas sa main dans mes cheveux comme une mère doit le faire à sa fille. Je n'oublie pas ma tête posée sur ces genoux à regarder cette tv qu'elle ne pouvait entendre.
Je n'oublie pas sa main dans la mienne. Je n'oublie pas que chez elle a été chez moi pendant 7 ans. C'est beaucoup. C'est compliqué de n'être rien dans la vie des gens qui ont été quelque chose pour vous. C'est compliqué de se sentir étrangère dans son propre pays comme on dit. Aux yeux des siens, de ceux qui ont son sang, je ne suis qu'un fantôme, un souvenir, son travail, son job, son boulot.

Moi je m'en fous, je fais avec... mais lui, mon frère. Comment vas t'il faire ? Elle qui partage sa vie depuis l'age de 16 mois. Pourront-ils le considérer un peu ? ... même si c'est comme un fils maudit ; même si c'est comme un délinquant.... c'est le plus beau cadeau qu'ils pourront lui faire. Mais je n'y crois pas et cela me révolte.

A l'heure ou j'écris ces mots elle est à l'hôpital. Mon frère m'a dit qu'elle n'en sortira pas. Je ne sais pas tata la place que j'ai vraiment eu dans ton coeur. Celle que tu as dans la mienne est immense. Je t'aime.


édit du 16 août 2015

La fausse alerte a durė un petit peu. Ma tata est partie ce matin. J'ai peur pour mon frère.
Et puis cette coïncidence... Ce matin après des mois de silence, j envoie un texto a mon frère pour avoir des nouvelles. Il me rappelle 2 heures après pour m'annoncer la mauvaise nouvelle...


13 juil. 2013

Un signe,

Ce soir j'me casse avec toi dans ma valise,
j'ai quitté ma ville et j't'ai emmené avec toi, avec moi,
tu ne quittes plus mes pensées,
j'attends un signe, un seul pour te dire ce que je sais,
pour te dire ce que je cache, que tu saches,
mon secret, mes confidences,
un signe et je dis tout...

Il y a moi et mes faux semblants,
si je reste, je risque de me perdre,
il faut que tu saches,
que tu comprennes pourquoi tu es là,
rien à voir avec l'amour,
juste ce jean qui me hante, ce parfum qui me suis,
ce louis qui brille, ces ors qui m'habillent,
tu es,

permet moi de te tutoyer,
de te donner le motif
sans mentir, sans trahir,

Un signe, un seul et je signe,
un signe, un seul et je saigne,
un signe un seul et je file
un signe, un seul et je t'aime

je me doute que tu sais,
que tu ne m'es pas indififérent,
que je te regarde différent
quand je te parle mes mots se perdent,
à ton contact je deviens stupide,
liquide comme dirais mon poète Jo,
ce n'est pas un hasard,
quand je te rencontre au hasard,
je fais jouer le temps, je calcule nos trajectoires,
pour te voir, pour te croire,
et quand tu débarques dans ma vie,
je ne suis jamais prête,
j'oublies les phrases répétées dans ma tête,
j'oublies d'oublier qui tu es,
car chaque nuit tu reviens..
ce n'est évidemment pas pour rien,

Ce soir dehors c'est feu d'artifice,
ça pète de tout les cotés,
dans ma tête aussi,
juste un signe, un seul




12 juin 2013

Lignes floues

J'étais mal partie ce soir,
le coeur au bord du naufrage,
quand je me suis souvenue que je te reverrais plus
tu t'es pendu

j'ai failli pleurer, j'y ai pensé
et puis et puis et puis et puis
j'ai mis de la musique qui bouge
et j'ai bougé mon corps, bougé, bougé
à en perdre haleine comme on dit...

j'ai pensé à toi, à tes paroles toujours réconfortantes,
je me suis souvenue que peut être tu m'aimais

en dansant j'ai penser à mes regrets à mes remords...
de pas t'avoir dit je t'aime
de pas t'avoir appelé papa
j'ai bougé j'ai bougé

j'ai oublié ma blessure, celle qui bande mon pied et celle qui serre mon coeur depuis trop longtemps
j'ai allumé une clope et j'ai dansé
dansé en pensant à toi,
bougée comme une dingue au rythme de la musique
je n'étais plus blessée

je t'ai vu, tu n'aurais pas aimé
toi ton truc c''était les accordéons
le reste c'était de la siquemu de racaille
mais je crois que je t'aurais fait sourire
a bouger dans tous les sens,
tu m'aurais traité de folle
et j'aurais aimé ça...

j'espère que tu me vois, que tu gueules
j'espère que tu es en colère
car moi je le suis
je danse pour toi
je danse pour oublier que je t'oublies pas
je ne veux plus t'en vouloir
t'as choisi de partir
et moi de danser

chacun sa corde
la mienne c'est la tienne
j'y pense tout le temps
tu m'as pas laissé le temps

allez salut dors bien... moi je danse... et je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime...



30 janv. 2013

Matin enclume

Je voudrais qu’il soit là prêt de moi,
Qu’il me console,
Qu’il me dise des choses à lui
Lui parler de moi aussi

Je voudrai qu’il me prenne dans ses bras,
Que l’on rigole,
Des choses graves de la vie,
Des choses futiles aussi

Il me manque
Il me manque tellement
Encore plus encore,
de plus en plus fort

Sa voix, son cœur, ses gestes
Tout est encore là
Ses souvenirs qu’il me reste
Sont encore là

J’ai le cœur lourd, le cœur en fonte
J’ai les larmes en attente...  qui montent !

4 janv. 2013

Classe mannequin

De notre première rencontre, je remarque juste qu'il porte une kippa. Il est de dos. Petit, cheveux blancs, les yeux bleus mais je ne le sais pas encore, il est comme je viens de l'écrire de dos. Je l'entends parler tout seul, je trouve cela bizarre. Je me dis qu'il doit prier... ce qui n'est ni l'endroit, ni le moment je trouve mais bon...

Une jeune fille m'accueill et s'occupe de moi, de la paperasse. Puis on me demande d'attendre ce que je fais.
Dehors il fait nuit et froid. C'est l'hiver. Mon homme m'accompagne. Il est là comme un doudou que je touche, un porte bonheur. Je n'arrive plus à parler, j'ai la peur au ventre...
Dans cette attente interminable, j'essaie de m'occuper mais en fait je pense, je réfléchis comme je le fais depuis 24 heures. Enfermée dans ma grotte, je suis devenue silencieuse, muette.

Une nouvelle jeune fille, un nouveau visage... Elle m'appelle, elle sait que j'ai peur, je lui dit tout de suite. A moitié à poil elle tente de me mettre à l'aise, de me rassurer... je l'écoute à peine, j'ai peur. Elle me dit ce que je dois faire, elle me tourne, elle me lève les bras... J'ai peur... Elle propose de m'allonger pour reprendre mes esprits quand je lui dis que mes jambes flanches... Elle voudrait me dire de ne pas m'inquiéter mais elle ne le peut pas... elle est là pour prendre ces putains de clichés...  Clic clac c'est dans la boite. Elle ne peut rien me dire, ce n'est pas son taf... faut que je vois le monsieur à la kippa. Forcément, ça rajoute à mon stress, à ma peur... C'est forcément grave !
Je dois à nouveau patienter donc... c'est pire que la première fois. Je m'allonge sur mon homme tellement je sens que je vais défaillir. Des nouvelles personnes arrivent avec leurs stress, leurs visages tendus, nous ne sommes plus seuls. Il a y une ambiance pesante, personne ne se souhaite une bonne année malgré la date. Moi j'voudrais m'endormir immédiatement et me réveiller au printemps.
On m'appelle.
Décharge d'adrénaline.
Le monsieur à la kippa me reçoit debout. Je le dépasse. C'est là que je remarque ses yeux clairs, son regard si doux derrière ses lunettes. Un très bel homme... Pas expressif il me demande pourquoi je suis là. Je ne sais même plus, j'ai peur.
Je tente des "toux persistante" "mauvaise analyse sanguine" mais j'arrive pas à détailler.
Il prononce la phrase que je redoute, celle qui va faire me basculer. Elle ne vient pas. "rien d'anormal, tout va bien".
Aussitôt mes jambes me lachent. Mes jambes et mes yeux. Je me plie en deux, mes mains chopent mes genoux et les larmes coulent. Le monsieur d'une voix douce me rassure, demande à voir mes analyses quand j'arrive à lui expliquer. Il me confirme que tout va bien. Je le sens bienveillant. Il me dit qu'il se dépeche de dicter son compte rendu et qu'il me laisse repartir. C'est donc ce qu'il faisait quand je suis arrivée... il n'était pas en pleine séance de prière, il concluait et peut être j'espère qu'il avait les mêmes mots que ceux qu'ils m'a offerts... Je le souhaite aux personne d'avant, à celles d'après.

J'ai eu peur, très très peur.
Aujourd'hui j'ai fait une radio des poumons.






1 janv. 2013

Enfin ou encore un petit moment magique, simple, ensoleillé, tranquille...
Rien de prévu today, je me suis levée à l'heure que mon réveil a voulu...
En vrai, moi ça fait longtemps que je suis debout, moins longtemps que ma fille qui a du se lever aux aurores encore une fois mais bon... Je préfère ignorer ses cernes et ne pas lui demander l'heure exacte pour ne pas lui répéter une fois de plus "faut pas que tu lèves si tôt chérie"... Ce genre de phrase ne sert à rien...



Je suis donc seule avec ma fille pour le moment mais nous ne nous parlons pas... Je la regarde, elle ne me regarde pas...  J'attends que MON fils se réveille... Plusieurs fois, je vérifie qu'il respire encore... J'aime le regarder dormir... J'aime le regarder tout court...
J'ai beau faire plusieurs aller/retour salon/chambredemonfils, rien n'y fait... J'attends mon retardataire... J'attends le petit bruit qui me signale son réveil... que je puisse me précipiter avant que ses pieds atterrissent sur le sol, le choper en plein vol... que notre regard se croise, que ses bras se tendent vers moi, qu'il m'attrape, qu'il enfourne sa tête dans mon cou, ses jambes autour de moi qui touchent presque terre maintenant qu'il est si grand... j'adore... c'est sur des moments comme ça que je me dis que je suis juste la femme la plus heureuse du monde... quand sa tête se pose sur mon épaule et qu'il redevient le p'tit bébé à sa maman... J'aime son insolente confiance, je peux le dire ici, il m'aime plus que tout, et nous sommes très peu à savoir son secret le plus intime qui commence par té et fini par tine...
Il est pas levé depuis 5 minutes que je le bombarde de photo... je veux pouvoir le regarder encore et encore dans 20 ans... je veux me rappeler comment mon coeur bondissait à chaque fois qu'il se posait dans mes bras...

Bref, j'aime bien les petits matins ou je suis entourée de mes enfants embués encore de leurs rêves de la nuit... quand nous sommes tous dans cette bulle collective ET individuelle...

Happy new 2013




Je laisse tout tomber avant de commencer,
j'avoue c'est ce que je fais de mieux,
je suis une lâche courageuse,
Je suis celle qui courre la plus vite,
faute d'endurance,
personne ne peut me battre
la ligne blanche je la connais,
elle est ma meilleure amie,

Je ne vous regarde pas dans les yeux,
car je sais que tu peux me lire,
T'écrire c'est ce que je fais de mieux,
mais jamais pour te le dire...
Je te parlerai de futile, de talons, de paillettes
pour cacher le bruit des mitraillettes

Non je ne vous regarde pas dans les yeux
car tu pourrais savoir,
sans faire le curieux
tu devineras...
Ce que je ne dis à personne,
Ce que je donne,

Je ne te parlerai pas d'elle,
de sa gueule abîmée,
de son coeur écorché,
qui saigne encore beaucoup,
souvent le soir, souvent tard...
quand les autres dorment...


Ah et bonne année !