2 janv. 2011

Anecdote nocturne




La journée de merde a commencée ce matin, maintenant que le soir s'endort, je peux le dire... à cause d'une nuit bruyante solidaire d'un homme qui ronronne et qui tousse en décibels non homologués... Alors j'ai voulu prendre mon mal en patience en regardant la téloche... et comme la télé c'est mieux quand on voit les images, j'ai posé sur mon grand nez mes lunettes.. et là... grand moment de solitude... j'y voyais rien même chaussé de mes binocles... le décor restait flou... Je peux le dire ici, j'ai flippé ma race de la mort... j'ai cru que je devenais aveugle... imaginé ma vie accompagnée d'un chien ou d'une canne... Ca n'a pas duré 5 minutes mon cauchemar les yeux ouverts (et voilés !), ça a duré au moins... ... au moins... 20 minutes ? 1/2 heure ? Oui au moins ça... Une demi heure dans le flou a me frotter les yeux, à essuyer mes lunettes à l'endroit, à l'envers, à me défoncer les yeux au démaquillant espérant retirer ce voile flou devant mes yeux...  pas un instant j'ai été choqué de porter des lunettes trop petites pour moi...

Je me suis recouchée tellement que je pigeais pas ce qu'il m'arrivait...  C'est en me re réveillant que j'ai pigé ma connerie... juste plantée de lunettes... j'ai porté celles de mon fils... qui n'a pas du tout la même vue que moi ! boulet, je me présente devant vous !




26 déc. 2010

Carte postale






Chère enfance, cher passé,

C'est avec beaucoup d'émotions que je t'écris ce soir, toi la petite fille, toi le souvenir omniprésent, pour vous remercier et vous dire que notre réconciliation est quelque chose pour moi d'important... Nous nous sommes mal aimés c'est vrai, sans doute des cicatrices nous sépareront à jamais mais je veux vous dire qu'aujourd'hui je peux enfin vous regarder dans les yeux sans me sentir fragile...
Pour preuve ce noël qui, pour la première fois, m'a à peine rendu sensible...
J'ai quand même pensez un peu à  vous quand j'ai arrêté le temps pour regarder mes enfants au pied du sapin.. bien sur que mon coeur s'est gonflé à la vue de leurs pyjamas neufs et remplis de soucis d'enfants... des piles qui manquent, une couleur qui ne convient pas...  Je me suis faite toute petite sur le bord du canapé et j'ai voulu venir te prendre par la main pour te dire qu’aujourd’hui j'étais si heureuse et que c'était aussi grâce à toi, à vous...

Je vous souhaite un bon noël, je garde le souvenir ému de cet orgue bontempi,
Le vous souhaite de nous aimer, encore plus demain,
Je vous souhaite un bon noël,

La Noka

photo 

23 déc. 2010

Envies de campagne,

Quand t'as pas la chance ou le budget de vivre entouré de verdure, t'as qu'une envie c'est d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte que dans le parc en bas de ta cité… normal et humain ! (le mot cité remplace ici le mot batiment volontairement, pour créer un climat de stress).
Je fais partie de cette race de parisien qui sont persuadées qu'à 100 bornes de chez eux, tout les bleds s'appellent bonheur ou sérénité… que le monde est meilleur et l'oxygène à l'helium….  Je sais que dans la vraie vie c'est pas totalement vrai, qu'Ils ont leurs soucis aussi… souvent kilométrés d'ailleurs…Mais quand il m'arrive de quitter mon cimetière de trottoirs gris et de traverser ces villages, je redeviens la gamine qui joue aux playmobils…   J'habille chaque personne que je croise d'un costard que je veux bien lui donner… costards est un bien grand mot, le plus souvent mes personnages ont le droit à la blouse et au bleus de travail… Le paysan dans son champs la gitane au bec, la boulangère et sa mise en pli qui hurle un “allez, bonne journée Mme Mecher, faites attention à la marche hein”… et Mme Mécher qui croise Madame Goncalves avec qui elle parlotte quelques minutes, Madame Mécher n'a plus peur de sa voisine étrangère depuis quelques années maintenant…
Oui je l'avoue, je suis pleine de clichés, y'a qu'à me secouer pour en faire un paillasson et s'essuyer les pieds dessus… Des clichés que je peux me permettre, je dois le confesser, j'ai longtmeps été une playmobil… Mes amies s'appelaient  “martine va l'école”, “Martine au centre équestre” et “Martine fête son anniversaire”…
J'ai été cet  enfant avec ce cartable sur les épaules sautillant  joyeusement jusqu'à la grande grille de l'école du village qui se trouve en face de l'église qui se trouve à coté de la boulangerie qui se trouve à 15 bornes de la grande ville de 1500 habitants… Oui dans mon école les bandes de la cour de récré étaient fluo tellement elles étaient blanches, à croire qu'un playmobil passait toute les nuits recolorier nos traces de chaussures de la journée… oui dans les chiottes de mon école le PQ était peut être irritant mais existant… Oui mon maitre portait la coiffure chauve et une barbe en collier comme en 1920 ! Oui oui j'ai connu tout ça ! et j'ai pas super aimé curieusement ! Autant c'est un terrain de jeu formidable quand tu mesures moins un mètre 50, autant à 1m51 tu t'emmerdes ! alors tu fumes, tu bois, et tu veux une mobylette ! Une mobylette qui te fais faire le tour du village seulement puisqu'au delà le monde te fais peur…
J'ai connu l'adolescence assisse sur l'unique banc du bled à attendre… Attendre… Attendre… Avec les potes du bled… Refaire le monde mais rester immobile… Faire partie des meubles de la carte postale… Bref,
Et parce que je sais les effets néfastes de la campagne sur ma santé, j'aime ma banlieue, si vivante  ! L'idée d'être voisine de la tour Eiffel me plait et m'amuse… Tant pis pour les provinciaux qui me plaigne et qui me crois malheureuse, moi j'y sius comme un poisson dans l'eau voir comme un rat dans son égout si ça peut faire plaisir…
J'ai fait “vis ma vie” dans un bled perdu, une chose est claire, ce n'est pas pour moi…
Mais voila, le hic, l'épine… j'ai des enfants ! 2 même…
Et si j'aime tant la ville, c'est parce que j'ai connu la campagne !
Gambader dans un champs de chlorophyle ça a plus de gueule que de se rouler sur le bitume je dois bien l'avouer !
Donc je veux une maison de campagne !
… que je cherche depuis trop longtemps faute de budget suffisant !
Des mois donc que je pianote sur internet à la recherche du bien dans notre petit budget…
Tellement petit qu'il m'autorise je trouve que des ruines à retaper, des granges à rénover…
Au passage 60 000 e la grange, juste je trouve ça abusif comme prix…
Je sais que ça fait vieux mais quand même pour l'éclate, 6 000 00 € c'est just' juste 6 x 7 = 490 000 francs !
et là je vérifie sur excel quand même pour pas écrire de connerie et j'ai honte ! C'est beau de vivre au grand air mais ça fait pas apprendre la table de 7 on dirais !
Bon donc on visite une maison de campagne cet après midi… 60 m2 à remplir peut être de souvenirs…
Le truc c'est de ne pas trop réfléchir à condition bien sur de rester dans le budget… Mais comme je n'arrive pas à ne pas réfléchir, j'ai passé une partie de la nuit à me dire que quand même la maison de campagne c'est source d'emmerdes pour le proprio (peut être nous) et bingo pour les potes… Le vrai bon plan c'est d'avoir des potes qu'on une maison de campagne…
Le vrai bon plan II c'est peut être de rester dans sa banlieue le week end plutôt que de vouloir ABSOLUMMENT partir au vert sous prétexte que la ville est folle… Mais qui est fou  ? Les parents qui pourrissent les gosses qui sont fatigués de leur semaine mais qu'on force à prendre la route… les gosses qu'en peuvent de rouler alors qu'on a pas passé le péage de St Arnoult… Du coup, on craque, on autorise le lecteur dvd, les DS, le mp3… sympa pour dialoguer… Une fois arrivés dans la maison de campagne de bonheur, faut faire un peu le ménage quand même, 15 jours d'abandon, ça laisse des traces, des moutons… Faut faire les courses car y'a rien à bouffer, là il est tard ça sera quick… Super les légumes bios de la plaquette… Samedi matin tu te réveilles avec le cri des enfants qui nous pas la téloche pour se calmer…  P'tit dej dans le jardin pour jouir un peu de ce fameux soleil que tu es venu chercher, ah merde il flotte et l'herbe monte au genoux… Samedi soir… apéro… … … en vrai tu t'emmerdes… t'as bu 4 verres mais y'a toujours pas d'ambiance, toujours pas de tv… t'aurais pu inviter tes potes mais tu le fais pas car t'as trop honte de la baraque de roumains alors que t'as fait croire que t'as acheté versailles !!!
dimanche matin, tu vas au marché du bled… y'a 4 stands… un fromager, un boucher, un de nappe cirée et un de p'tite robe en tergal…
dimanche midi, c'est ships jambon,
dimache à 13h00 t'es dans la voiture… t'y resteras jusqu'à 21h00 !

20 déc. 2010

L'enfance

Mon ami,
s'il te plait dis lui,
qu'elle me manque parfois,
malgré moi
s'il te plait parles moi d'elle,
dis moi comment vas-elle
as tu des nouvelles
devines dans mes mots
que je veux tout savoir,


S'il te plait, ne me parles pas de toi,
faisons le une autre fois,
s'il te plait, toi qui me connais si bien,
je veux juste que tu me parles d'elle,
d'elle et de moi,
de tout ce temps sans nouvelles
savoir ce qu'elle est devenue
Penses t'elle à moi ?

te semble t'elle triste ?

S'il te plait mens moi,
si elle est heureuse tais le moi
dis moi qu'elle est perdue,
qu'elle me cherche,
dis moi qu'elle me hais
comme moi je le fais,

Mon ami, s'il te plait dis lui,
que je bluffe, qu'elle est en moi
que je me souviens de son parfum,
de son regard plein de tendresse,
de ses mains, de nos balades,
de nos sourires, de nos disputes,

s'il te plait dis lui
qu'elle me manque souvent,
mon enfance

Retour aux sources

Je dois avoir 15 ans sur ce canapé défraichi... je suis entourée de mes frangins, plus jeunes... ils regardent comme TOUT les jours la télé, je les accompagne parce que je m'emmerde, j'ai rien d'autre à faire de toute façon... Pas vraiment de souvenirs précis, je mentirai... une ambiance, des sensations, l'ennui qui transpire, s'échapper un peu à travers la télé... Mon frère est fou des dessins animés japonais tellement décriés, mes soeurs rêvent d'être l'amie d'hélène en cachette... ça ne se dit pas, ça ne s'avoue pas mais tout le monde regarde...


Mes frangins, ces enfants ne sont pas n'importe qui s'il vous plait... ils sont membres du club dorothée... ils ont la carte et leurs noms défilent au générique de fin de l'émission quand la bougie vient se poser sur le gateau... Ouaip, la classe internationale même si dorothée les a oubliés plus d'une fois... py faut être balaise pour lire les noms, ça défile vite... mes frangins ont pleins de jumeaux... Dorothée, celle qui a était présente plus que nos parents pour certains, Dorothée qui squattait nos baraques, les mercredis après midi, le soir après l'école... depuis tellement d'années...

puis le temps passe,

chacun sa vie,

dorothée disparait des écrans... nous on prends des centimètres, des seins, du cul, des kilos, des soucis, des joies, on fait des enfants, on bosse... Mon frère reste fan des trucs japonais, nous les filles ont garde en secret toujours un peu le coeur midinette

philippe des 2be3 est mort, candy a toujours les yeux trop grand mais c'est à cause des médocs

ainsi va la vie...

Puis arrive ce jour ou me balade sur vente privée.com, comme chaque matin...

il y a des places de concert de dorothée en vente, elle se fait Bercy... bon apparemment c'est dur de le remplir alors les places se bradent, c'est l'occaze ou jamais... "ting ting" dans ma tête, je propose à mon frère et ma soeur d'y aller, j'me dis que ça serait sympa une petite soirée en souvenir de notre enfance pourrite...
Comme prévu, mon frère évidmement ne veut pas, il peut pas, mais ma soeur pourquoi pas... point de suspension... Trois point de suspension que des copines effacent en proposant de s'y associer...
Finalement, je valide 5 places,

On attends le jour J.... qui arrive enneigé... les rues sont blanches, nous aussi... Galère pour s'y rendre, on ne sait même pas si on pourra revenir... on s'en fout, Bercy nous accueille...

je lis ici et là que c'est un bide,
je lis ici et là des remarques moqueuses...
Moi tout ce que je sais, c'est qu'on s'est marrées, nous on a chantées, dansées, on a criées souvent,

nous n'étions pas les plus fans mais nous étions là, mère de familles chantant à tues têtes,
oubliant quelques heures nos impots, nos boulots, nos dodos parfois difficiles,
nous étions là, avec nos regards de gamines, nos regards de copines,
Une jolie soirée, un joli délire,
Vive Dorothée,




11 nov. 2010

Pensées sportives



Assisse sur le sol d'un gymnase qui pue l'effort, j'attends ma fille qui inaugure son premier cours de judo de l'année...
Je pourrais rentrer chez moi, au bout de la rue, mais je ne le fais pas parce qu'il pleut à verse et que je ne suis pas étanche...
Le gymnase, vide me donne le sentiment d'être seule au monde... je profite de ce petit moment d'éternité pour sortir mon petit carnet... Le clapotis des gouttes sportives sur le toit me fait frissonner... flip, flop... Au loin, dans une salle, le prof de judo donne ses ordres....
Ces bruits, ces odeurs, leurs échos si singuliers à l'endroit me transportent il y a quelques années en arrière... Petit bond à pieds joints dans une enfance de plus en plus lointaine...
====
Nous sommes un samedi, il est 13h05 et comme toute les semaines, j'arrive à la même heure au gymnase du village... Je me suis échappée de chez moi, de cette maison ou je me sens si mal... Comme tous les samedis, j
e me suis assisse devant la pendule à attendre que la grande aiguille vienne me délivrer de ma prison pas dorée... 
Treize heures... enfin... je peux partir... m'envoler, m'enfuir, m'exiler avec l'autorisation de ma folcoche et l'obligation d'être revenue à 18h30... Pas 31... sinon c'est l'engueulade assurée... Pas 29... ça c'est moi qui m'y refuse... Une minute dehors, c'est une minute de liberté... un ordre de moins à recevoir...
Il est donc 13h05 environ quand j'arrive au gymnase... le rendez vous des jeunes du bled...
Évidemment je suis la première au rendez vous que je me suis fixée et je vais rester seule un bon moment... Les autres arrivent bien plus tard.. A 13h00, ils mangent encore en famille... En attendant, en les attendant, je glande... Le samedi, j'ai mes habitudes, je sais que dans une des salles du haut, il y a un cours de GRS.. Je le sais car tous les samedis, je vais assister au cours...je m'assois dans un coin et je les mate... la prof, qui commence à me connaître, me laisse regarder les cours... Une fois de plus, je fais le caméléon, je deviens transparente pour ne pas déranger... Pas une fois, la prof ne m'a invité à venir participer, j'étais là tous les samedis pourtant... bien plus à l'heure et fidèle que certaines... mais bon...
Quand il n'y a pas de cours, je reste seule devant le gymnase... je lis, j'écris... qu'il fasse beau, qu'il pleuve, je suis là... je fais partie du décor... Ici, je suis LIBRE... c'est mon moment à moi...
Ce même moment que je suis en train de revivre là en écrivant ces lignes...
Des jeunes depuis tout à l'heure ont envahis le gymnase pour un cours de Volley Ball, je n'y suis plus seule et tous m'ont regardés avec des yeux bizarres et ont tentés un timide bonjour... Ils doivent se demander ce que je fais là recroquevillée dans mon coin... à mon âge, on s'assoie sur une chaise sans doute ?
Le gardien qui est venu me voir plusieurs fois pour parler de la pluie et du beau temps m'a proposé une partie de ping pong... Trop tard mec... T'arrives 20 ans trop tard..

10 nov. 2010

Ma valise en carton...



Hier au boulot grosse livraison de cartons remplis qui encombrent le couloir mais je passe devant sans les voir...


Aucunes émotions particulière, aucunes pensées tordues, tout va bien, la vie est belle...

Une collègue me rejoint, et dit (juste) "tiens je vais en ramener un pour mon fils..."

Elle rajoute "Il adore jouer avec les cartons"!

...

...

Trop tard mais trop tard je met les mains devant mon visage puis devant le sien, je crache 2 fois par terre, et je bouche mes oreilles...je siffle sssshhhhhhhh...

Trop tard... la transformation est immédiate... Je me sens basculer du côté obscur...

Il faut que je partes, il faut que je parte... C'est donc super étonnée de ne pas y avoir pensé tout seule, spécialiste du ramenage de connerie à la maison, de récup en tout genre que je pars me planquer dans mon bureau tentant de fuir cette foutue phrase... Makachewalou... la chiennasse m'a suivi et s'est mise à grimper sur mes sentiments... "fils, carton, maison, heureux, enfance, souvenirs"... Ils raisonnent en moi ces mots, me percute, me gratouille de la moelle à l'aorte...Foutue que j'étais, complètement encerclée... mise en route du circuit, emballement du palpitant, le cœur maternel qui se gonfle... bref, malgré moi je me suis entendue dire "OHHHH MOI AUSSIIIIIIIIIIIIIIIIIII"...

Juré, craché, je me suis maudite tout de suite, j'ai détesté m'entendre, je suis si faible ! Je suis revenue désabusée et consciente qu'après ça je ne guérirais plus, avec cutter et ciseaux et je me suis emmerdée à vider le carton, à le dé scotcher, à le plier, à me couper les doigts... py comme je supporte pas le bruit du carton qui couine quand on le découpe (ça me fait mal au dent) j'ai passé les 10 minutes suivantes la mâchoire serrée pour pas que mes dents tombent...


Très vite j'ai compris que j'pouvais pas rentrer en métro avec mes cartons pour la simple et bonne raison que dépliés, ils font le double de ma taille... il a donc fallut que j'appelle mon homme, lui demander comment il allait et si accessoirement et par hasard il pouvait venir chercher 2 p'tits trucs... A la question "quoi ?" j'ai répondu "2 cartons"... A la question "on déménage ?" j'ai répondu "nan". A la question "c'est pour quoi faire ?" j'ai répondu "une cabane au Petit " au silence qui a suivi j'ai rien répondu... quand il a dit "ok je viens, j'ai été soulagé... et j'suis un peu redescendue de mon état de transe... Ceci dit je me demande ma réaction s'il avait osé dire non... Bien sur il a dit oui, il dit toujours oui...

Le temps qu'il arrive c'est le temps qu'il m'a fallut pour quitter ma planète,  mon coeur a repris une activité normale et chaque fois que mon regard croisait les cartons (ah j'ai pas dit ?  j'en ai pris 2 finalement !... bah oui j'ai deux enfants...), j'me suis dit que j'étais vraiment malade... J'avais pleins de taf, des trucs urgents à finir mais de pouvoir imaginer mon fils heureux dans son carton a tout effacé, squizzé... ma priorité a été d'aller faire de la retape dans tout les bureaux ou j'ai passer  ma tête en chuchotant "hey, hey hey tu gardes ton carton ?" ...

Mon homme est arrivé avec dans les poches son permis poids lourds et s'est pris la tête pour enfourner les cartons dans le coffre... mon fistouille était à l'arrière... quand je lui ai dit que c'était pour lui, ses yeux ont clignotés... BINGO !  Je le savais...C'est pas difficile... en même temps, moi même j'en ai fabriqué des trucs cartonnés petite... j'ai eu des maisons en carton, des tables en carton, des bibliothèque en carton, des wc en carton, des assiettes en cartons, des télés en cartons...

Bref,

Je suis pas rentrée tout de suite, j'avais une réunion desigual (1 mère sur deux en portait, aie les yeux) à l'école de ma fille...

Le soir, derrière la porte que j'ai ouverte y'a un truc de 6 ans qui m'a demandé "on fait la cabane ?" Pas le temps mon petit, demain promis (en vrai j'ai hurlé, p'tain j'ai la dalle, demain si tu dors tout de suite ! et arrête de m'aggriper j'vais appeler les louuuupsssssss)

après on arrive à ce matin...

Mon bonhomme s'est levé et m'a demandé de sa petite voix ensommeillé si j'étais prête... nan je l'étais pas mais j'ai fondu, j'avais prévu de faire des choses plus importante (surfer sur internet, me faire quelques épisodes de CT) mais bon, priorité à l'enfance et au souvenirs cartons pâteux... alors ciseaux et scalpel en main, on a coupé, découpé... bien sur n'importe quelle mère aurait fait mieux, une vrai cabane de chef, mais j'ai laissé faire mon l'architecte qui avait des exigences particulières... comme faire un trou pour faire passer le fil de sa ds... j'ai fait une fenêtre... Parce que je suis une professionnelle, les travaux ont duré le temps de quelques chansons... 10 minutes au plus...

10 minutes d'investissement... il à l'heure ou je vous écrit 11h30, mon fils y est toujours... il veut y manger dedans, il veut y dormir aussi...

que rajouter ?

Qu'entre temps ma Grande est rentrée du collège, a reluqué curieuse la construction et s'est moqué de son frère d'un "tu es ridicuullllle"... Puis elle a été déposer dans sa chambre son sac,ses pompes, son adolescence et est revenue pour se plaindre "ah bah si j'comprends bien, moi j'ai pas le droit à ma maison ?"... On s'y remet cet après midi...