Au boulot, en revanche c'est la bérezina, ça ne va pas du tout... Je suis à exactement un demi millimiètre de tout envoyer chier, je sais que j'en suis capable mais faut pas, alors je prends sur moi et du coup mes journées sont moches comme un jour de petit pois à la cantoche... C'est pas faute d'avoir la dalle de boulot, j'ai toujours faim, j'aime découvrir, apprendre, comprendre, faire partie d'une équipe, j'aime avoir l'impression d'être un maillon essentiel... La ou je suis, c'est plutôt chacun est une équipe individuelle, le collectif est une insulte.
Voila, mon merveilleux week end ensoleillé météorologiquement et humainement n'a comblé que quelques heures le vide intersidéral de ma vie professionnelle, qui depuis quelques jours me tape sur le système. Pourtant j'essaie hein...
Ce matin, ma boite bien remplie de mon week-end sous le bras, j'étais plutôt confiante et prête à faire des concessions, m'assoir sur certaines de mes convictions, fucker mes réelles envies de bosser, j'ai même ouvert la porte de mon bureau en chantonnant une chanson gaie...
Il a fallut très exactement 10 minutes pour qu'elle me flingue... Je vous jure être fonctionnaire c'est épuisant nerveusement... elle me l'a confirmé, nous sommes dans un jeu de rôle... Moi j'ai les bras qui tombent, mes yeux qui explosent d'étonnement, mais visiblement faut que je m'habitue... on mens, on fais semblant et tout ira bien... c'est juste à l'opposé de ce que je suis et je risque de finir sous lexomyl avant d'arriver à accepter les règles du jeu...
J'ai donc décidé ce matin de me casser, j'me fais la malle...
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